Un possible signe de vie dans les nuages de Vénus

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Toutefois, les importantes quantités de phosphine détectées dans l'atmosphère de la planète ne peuvent pas être expliquées par des mécanismes physico-chimiques. Connue aussi sous le nom d'étoile du Berger, son atmosphère de gaz carbonique, à 97%, baigne dans une température de surface autour de 470°C avec une pression plus de 90 fois plus grande que la nôtre.

"Là les nuages sont +tempérés+ autour de 30 degrés Celsius", selon l'étude, qui n'exclut pas que le gaz se forme à une altitude plus basse et plus chaude avant de s'élever.

Une équipe de scientifiques a découvert la présence de phosphine dans l'atmosphère de Vénus, laissant supposer une éventuelle existence de vie sur la planète, a déclaré ce 14 septembre à Sputnik une source proche des chercheurs.

"De la vie sur Vénus?" Il s'agit d'un gaz toxique incolore qui annonce la présence d'une forme de vie. "La découverte de phosphine, produit dérivé de la biologie anaérobie, est l'événement le plus important à ce jour dans la recherche de vie en dehors de la Terre", a tweeté Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, réagissant à la publication plus tôt lundi d'une étude sur la découverte par la revue Nature Astronomy.

La phosphine est composée d'un atome de phosphore et de trois d'hydrogène.

A priori, l'atmosphère de Vénus, "extrêmement déshydratante et hyper acide", n'est pas propice à la vie. Comme l'a dit elle-même la responsable de l'équipe de chercheurs, Jane Greaves: "Peut-être que la seule chose à faire est d'envoyer un vaisseau spatial qui pourrait prélever un échantillon et voir s'il y a une forme de vie là-bas". En s'affranchissant idéalement du "filtre" de l'atmosphère terrestre, grâce à un télescope spatial. Mais rien ne permet d'évacuer à ce stade l'hypothèse d'une origine biochimique, d'où une certaine excitation dans la communauté astronomique: il n'est formellement pas impossible que l'on vienne d'observer les premiers signes de bactéries vivant dans les conditions extrêmes de l'atmosphère de Vénus.

Le regain d'intérêt pour cette planète longtemps délaissée est général: deux des quatre missions en concurrence pour le prochain programme d'exploration du système solaire de la Nasa concernent Vénus, a rappelé Thomas Zurbuchen, directeur scientifique de l'agence.

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