L'Europe menace la Turquie de nouvelles sanctions : Toute l'actualité sur liberte

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Malgré l'opposition de la Grèce et de certains autres pays, la Turquie a prolongé à plusieurs reprises la mission de prospection énergétique de son navire de recherche Oruc Reis dans une zone du plateau continental turc, la dernière annonce en date ayant été faite le 31 août, prolongeant la mission jusqu'au 12 septembre. La France affiche alors clairement son soutien à la Grèce et envoie des navires de guerre pour aider le pays.

"Il y aura des allers-retours", a déclaré le même jour le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, en visite dans la ville balnéaire turque de Kas à Antalya (sud), à l'agence de presse publique Anadolu.

Ankara est ouvert aux négociations avec Athènes sans conditions préalables, a-t-il indiqué à la chaîne NTV, ajoutant néanmoins que la Turquie exigera également des conditions préalables si la Grèce insiste en ce sens. Le chef de l'Etat turc a en outre exhorté la Grèce à " se tenir à l'écart " des actions " erronées " soutenues par des pays comme la France en Méditerranée orientale.

La Turquie mène également des prospections dans la zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre, pays de l'Union européenne (UE) qu'elle ne reconnaît pas et dont elle occupe la partie nord. Une décision pourrait être prise lors du Conseil européen des 24-25 septembre.

La Grèce et Chypre sont en première ligne face à la Turquie, qui revendique le droit d'exploiter des gisements d'hydrocarbures dans une zone maritime qu'Athènes estime relever de sa souveraineté, affirmant, avec ses homologues, qu'Ankara viole le droit international. Ce dimanche après-midi, les sites de suivi des navires www.marinetraffic.com et vesselfinder.com montraient que l'Oruc Reis était revenu au large des côtes turques.

La Grèce a annoncé par le biais de son premier ministre, Mitsotakis Kyrikos, son souhait d'acheter 18 Rafale. Une provocation selon lui, qui "accroît les tensions" entre voisins.

" Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie ", a lancé à Emmanuel Macron le président turc Recep Tayyip Erdogan dans un discours télévisé à Istanbul, ce samedi. Les Grecs ne doivent pas "être utilisés par lui dans ses tentatives de se sauver", a-t-il déclaré.

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