Exécution subite du lutteur Navid Afkari — Iran

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L'homme de 27 ans a été exécuté dans une prison de Shiraz, selon l'IRNA.

Le lutteur iranien Navid Afkari a été exécuté samedi après avoir été reconnu coupable d'avoir poignardé et tué un agent de sécurité lors de manifestations anti-gouvernementales en 2018, ont déclaré les médias publics. Le Comité international olympique s'est dit " choqué " par l'événement.

"L'organisation de défense des droits humains Amnesty International avait dénoncé samedi l'exécution " secrète " de Navid Afkari, la qualifiant de " parodie de justice " après un procès " manifestement inéquitable ". "Il est profondément regrettable que les appels des athlètes du monde entier, et tout le travail en coulisses du CIO, avec le Comité national olympique iranien, la Fédération internationale de lutte et la Fédération iranienne de lutte, n'aient pas atteint leur objectif" a-t-il déclaré.

Le porte-parole de la justice iranienne, Gholam Hossein Esmaeili, a été cité par le quotidien Hamshari de la municipalité de Téhéran, disant mercredi qu'Afkari avait été condamné au verdict islamique de ghesas [qisas] ou "rétribution en nature".

Peu avant l'exécution de Navid Afkari, HRW avait publié un urgent communiqué dont les principaux extraits figurent ci-dessous.

Selon des informations, le régime s'est abstenu de rendre le corps de Navif Afkari à sa famille. Selon sa famille, des aveux lui ont été arrachés sous la torture.

L'Iran a convoqué lundi l'ambassadeur d'Allemagne à Téhéran, Hans-Udo Muzel, pour protester contre des tweets condamnant l'exécution d'un lutteur iranien condamné pour meurtre, a annoncé le ministère des Affaires étrangères iranien.

Le cas d'Afkari a suscité un intérêt au-delà des cercles sportifs. La communauté internationale doit agir d'urgence pour faire libérer les frères Afkari et les autres prisonniers politiques et manifestants emprisonnés.

Le président américain Donald Trump avait appelé l'Iran à "épargner" la vie d'une "grande star de la lutte (.) qui n'a fait que participer à une manifestation antigouvernement".

Navid Afkari, 27 ans, aurait avoué sous la torture un crime lors d'émeutes en 2018.

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