Rapport planète vivant 2020, nouvelle alerte du WWF | Culture Agri

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Ce n'est qu'une impression.

Ce rapport du World Wildlife Fund (WWF) indique une perte de 68% de la population mondiale de vertébrés sauvages - poissons, mammifères, amphibiens, oiseaux et reptiles -entre 1970 et 2016. Les deux tiers des populations de vertébrés de la faune sauvage - mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons - ont disparu de la surface du globe...

Ce rapport s'appuie sur l'Indice Planète Vivante qui est calculé par la Société zoologique de Londres à partir de données scientifiques collectées sur 21 000 populations de plus de 4 000 espèces de vertébrés. L'agriculture est mise en cause à travers le changement d'utilisation des terres et la destruction des habitats naturels.

"Nous ne pouvons pas ignorer les preuves - ces graves déclins des populations d'espèces sauvages sont un indicateur que la nature se défait et que notre planète clignote des signes avant-coureurs rouges d'une défaillance des systèmes", a déclaré Marco Lambertini, directeur général de WWF International, dans une déclaration.

La cause de cette catastrophe environnementale est principalement humaine.

Il a averti que la perte continue d'habitat naturel augmentait le risque de futures pandémies, les humains étendant leur présence en contact de plus en plus étroit avec les animaux sauvages. "Nous assistons à la destruction de la nature par l'humanité".

Un anéantissement de masse "à la vitesse de l'éclair par rapport aux millions d'années depuis lesquelles de nombreuses espèces vivent sur cette planète ".

Des transformations qui ont eu, par le biais notamment de la déforestation, "un énorme coût sur la nature ", sans oublier le réchauffement climatique dont les effets placent "jusqu'à 20 % des espèces sauvages en danger d'extinction d'ici la fin du siècle ". Et certaines régions paient un tribut particulièrement lourd: les zones tropicales d'Amérique centrale et latine ont ainsi subi un effondrement de 94%.

Intitulée "Infléchir la courbe" et publiée également jeudi dans la revue Nature, elle modélise une série de scénarios d'actions possibles, pour préserver la nature ou les espèces, mais aussi réduire l'empreinte de la production agricole ou de la consommation humaine, notamment de produits issus de l'élevage animal. Selon France 24 qui relaie le document, ce déclin de biodiversité est entre cent et mille fois plus rapide que ce qui pouvait être constaté avant l'avènement de la révolution industrielle. Dans sa sphère privée, chacun (colibri) peut agir et chaque citoyen peut voter et/ou faire connaitre aux décideurs sa volonté d'un monde plus respectueux de l'environnement. "Les taux de récupération de la biodiversité sont généralement beaucoup plus lents que ceux de la récente perte de biodiversité", a déclaré l'auteur principal de l'étude David Leclere, chercheur à l'Institut international d'analyse appliquée des systèmes.

Face à cette situation "les gens commencent à s'inquiéter", estime Marco Lambertini.

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