Coronavirus : face à une recrudescence de l'épidémie, Israël décide un reconfinement généralisé

Share

À partir de vendredi 18 septembre, veille du Nouvel An juif, les écoles, les restaurants, les centres commerciaux et les hôtels fermeront leurs portes et des restrictions de déplacement seront imposées.

Cette décision a toutefois entraîné la démission du ministre israélien du logement et ancien ministre de la Santé, Yaakov Litzman, qui a soutenu que l'imposition du verrouillage pendant les fêtes juives "est une injustice et un mépris pour des centaines de milliers de citoyens, ultra-orthodoxes, religieux et traditionnels". Malheureusement, cela n'a pas empêché la Covid-19 de se propager avec 153 000 cas.

Pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, Israël avait imposé mi-mars un strict confinement durant lequel seuls les professionnels exerçant des métiers jugés essentiels avaient été autorisés à travailler et tout rassemblement public était interdit. Israël, comme d'autres pays, fait face à une deuxième vague d'infections. Elle est devenue réalité, selon le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui a déclaré dimanche que son pays était "au début de la seconde vague" et que le nombre de nouveaux cas devrait bientôt dépasser les mille par jour. A partir de lundi, les masques, déjà obligatoires dans les supermarchés et les transports, seront dans tous les commerces et bâtiments publics autrichiens.

Ce pays de 10,7 millions d'habitants est désormais un des trois Etats membres de l'Union européenne où la progression quotidienne du virus est la plus rapide, après la France et l'Italie. Ces deux derniers pays effectuent cependant deux fois plus de tests de dépistage.

À l'échelle mondiale, le nombre quotidien de contaminations vient d'atteindre un nouveau record ce dimanche. Il y aura mise en quarantaine immédiate de ceux qui ont été "en contact étroit" avec tout élève ou enseignant positif au test du Covid-19.

Les autorités tentent de faire respecter les mesures de protection mais se heurtent à des résistances et doivent parfois employer la manière forte.

C'est un aveu d'échec cuisant pour le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, pourtant à la tête depuis mai d'un "gouvernement d'urgence nationale" censé mettre de côté les divisions partisanes pour combattre la pandémie. Le pays ne comptait ainsi début juin qu'environ 300 morts au total, ce qui avait permis au Premier Ministre d'affirmer qu'Israël avait mené la politique sanitaire la plus efficace au monde.

Share