Al Qaïda menace "Charlie Hebdo" pour avoir réédité des caricatures de Mahomet

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Ces mêmes dessins avaient fait de l'hebdomadaire satirique, la cible des terroristes en 2015. "Quand on était dans la voiture, il me disait "regarde comme le ciel est beau", a raconté sa fille, en évoquant la "douceur" et la "tendresse" du chroniqueur de Charlie".

"Je savais que c'était une Kalachnikov", a-t-elle dit, se rappelant la longue montée des escaliers avant d'entrer dans les bureaux de Charlie Hebdo, avec les frères Kouachi "armés jusqu'aux dents". "Il ne faut pas avoir peur, il faut continuer à vivre, à rigoler, pour vivre libre", a insisté le jeune homme. "On ne peut pas perdre quelqu'un comme ça, on ne peut pas perdre son père dans ces conditions-là", a ajouté la jeune femme, avant de confier, la voix brisée par l'émotion, sa détresse".

Figure respectée dans le champ économique, Bernard Maris fait partie des dix personnes tuées par les frères Kouachi dans l'attentat contre Charlie. "Evidemment, il ne faut pas, mais j'aurais aimé être avec lui pour lui tenir la main, lui dire "ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas". Il a déclaré que la France sous Macron " avait donné son feu vert " à la republication des caricatures. "Si votre liberté d'expression ne respecte aucune limite, préparez-vous à vous confronter à la liberté de nos actions", menace l'organisation djihadiste.

A l'occasion de l'ouverture du procès des tueries de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher commises par des terroristes liés à Al Qaida et à l'Etat islamique, l'hebdomadaire satirique français avait réédité les caricatures du prophète Mouhamed qui lui avaient valu d'être attaqué.

Al-Qaïda, dans sa publication One Ummah, avait averti que Charlie Hebdo se tromperait s'il pensait que l'attaque de 2015 était "ponctuelle", après que le magazine a publié les "caricatures méprisables" dans un numéro provocant, qui marquait le début du procès à Paris, des complices présumés de l'attaque.

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