Très faible mobilisation des Gilets Jaunes dans la Vienne

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De leur côté, les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants sortis du parcours autorisé par la préfecture.

Certains d'entre eux - dont plusieurs cagoulés et vêtus de noir avaient ainsi l'apparence des "black blocks", une fraction très radicale - ont mis le feu à des poubelles, incendié une voiture et endommagé d'autres véhicules.

"Le mouvement est mort, je le dis clairement, mais on est là car rien à perdre".

Dans les rangs clairsemés, reviennent dans les conversations, la déception de la faible participation du jour et l'évocation nostalgique des souvenirs des grandes manifestations passées.

Près de deux ans après la naissance du mouvement, les gilets jaunes font leur retour samedi 12 septembre dans les rues pour une série d'actions et de manifestations à Paris ainsi qu'à Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, Nice, Bordeaux ou encore Strasbourg.

Arrivé peu après 10h00, l'humoriste a été fraîchement accueilli par des huées "Bigard collabo!".

Chahuté, insulté, l'humoriste s'est réfugié un moment dans un restaurant de la place expliquant qu'il s'agissait d'une "mauvaise interprétation".

Né il y a presque deux ans, le 17 novembre 2018, le mouvement citoyen des Gilets Jaunes cherche son second souffle après une première année où il a agité la France, entre occupations de ronds-points et manifestations parfois violentes.

Les commerçants situés sur les Champs-Élysées avaient ainsi été appelés samedi à fermer leur devanture entre 8 h et 12 h. "Donc j'ai interdit ces manifestations", a déclaré le préfet lors d'un point presse sur la place de l'Étoile, précisant qu'"il ne pouvait y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Élysées". "Même ton chez La France Insoumise: "le député Adrien Quatennens, dans la manifestation de la place Wagram à Paris, a souligné que sa présence était " un salut amical " aux " gilets jaunes ".

Il semble loin le temps où Jean-Marie Bigard s'affichait comme l'un des plus fervents soutiens des gilets jaunes, qu'il voulait voir devenir "une révolution mondiale".

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