Alain Cocq hospitalisé après 4 jours sans traitement, sa mandataire proteste — Dijon

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Alain Cocq, un Français atteint d'une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir avant d'être hospitalisé lundi soir, est réhydraté et réalimenté " avec son accord ", a-t-il déclaré mercredi à l'AFP, annonçant qu'il pourrait rentrer chez lui " d'ici sept à dix jours ". Ce qu'elle n'a pas pu confirmer auprès de l'intéressé. J'ai réclamé qu'il me le confirme en personne au téléphone, mais ses propos n'étaient pas intelligibles.

Cette dernière a indiqué à l'AFP que M. Cocq a "été hospitalisé hier (lundi) soir après une intervention du Samu", confirmant une information de la radio RTL. "On m'a dit qu'il avait récusé devant témoins son droit de refus de soins". Il souffrait trop, c'était trop dur. "Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance", a rapporté l'avocate. "C'était trop difficile." Mais l'avocate pense qu'"on l'a aidé à prendre cette décision". "Depuis, j'attends l'autorisation de me rendre à son chevet", a-t-elle poursuivi.

La mandataire de M. Cocq avait contacté le médecin traitant du malade lundi soir pour lui demander de prodiguer des soins de confort après que l'auxiliaire de vie qui accompagne M. Cocq eut constaté qu'"il était délirant, avait de la mousse aux lèvres et du sang dans les selles".

Ce n'est qu'après coup qu'elle a appris son transfert au CHU de Dijon.

Alain Cocq, atteint d'une maladie incurable, avait annoncé, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre sur Facebook, interrompre traitement, alimentation et hydratation, se laissant ainsi mourir en direct afin de dénoncer "l'agonie" contrainte par la loi actuelle sur la fin de vie.

La loi Claeys-Léonetti sur la fin de vie, adoptée en 2016, autorise la sédation profonde mais seulement pour les personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme".

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