Chevaux mutilés: Un homme arrêté dans le Haut-Rhin

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C'est la première grande avancée dans la très énigmatique affaire des mutilations d'animaux en France.

Un homme a été arrêté et placé en garde à vue dans le Haut-Rhin dans le cadre de l'enquête sur des chevaux mutilés dans l'Yonne, annonce l'AFP ce lundi après-midi.

Un portrait robot d'un des deux agresseurs, qui s'en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé et l'enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui a procédé lundi à l'interpellation du suspect.

Dans la nuit du 24 au 25 août, dans un refuge de Villefranche-Saint-Phal (Yonne), un homme a été pris en flagrant délit alors qu'il était en train de mutiler deux poneys, avec l'aide d'un complice. Selon le procureur, le suspect " est connu en Allemagne pour des agressions sur des animaux ", alors que sur le territoire il " est plutôt connu pour des infractions de stupéfiants ". Lundi soir, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie ont rendu visite à une éleveuse de chevaux dans l'Oise, dont des équidés ont été victimes de cette série de mutilations. Munis d'armes blanches, deux individus s'étaient attaqués à deux poneys et au président du refuge avant de prendre la fuite.

L'homme placé en garde à vue est actuellement auditionné par les enquêteurs qui le soupçonnaient "depuis un bon moment ", selon une source proche du dossier, citée par le quotidien francilien. Les enquêteurs s'intéressent à lui car il correspond au portrait-robot qui avait été diffusé par les gendarmes.

" Plus de 150 cas sont étudiés ", mais cela ne signifie pas que tous après analyses et enquêtes seront considérés comme relevant de ce phénomène, avait expliqué récemment à l'AFP, le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie.

Le portrait-robot de l'homme ayant mutilé deux poneys et agressé un homme dans l'Yonne fin août. Tout est envisagé: un challenge sur Internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques.

Alors que de tels actes se sont déjà produits dans plus d'une vingtaine de départements, l'office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) "coordonne" le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.

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