Même pas peur. Airbnb a confiance pour son entrée en bourse

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Le groupe californien n'a pour le moment pas divulgué d'informations financières ni précisé combien de titres seraient mis sur le marché.

"L'offre publique de vente devrait avoir lieu une fois que la SEC aura achevé l'examen du dossier, en fonction de l'évolution du marché et d'autres conditions", ajoute la société.

Airbnb avait officiellement fait part en septembre dernier de son intention d'entrer en Bourse courant 2020. "Mais elle avait dû mettre ses projets en suspens en raison de la pandémie de Covid-19".

Cette annonce attendue de longue date intervient alors même qu'Apple dépasse les 2 000 milliards de dollars de valorisation boursière, signe de la vitalité des groupes de la Silicon Valley en dépit de la crise. C'est pourquoi l'entreprise a annoncé, début mai, le licenciement d'environ 25% de ses quelque 7 500 employés.

L'entreprise américaine semble prête à reprendre les discussions, alors qu'elle annonçait en mai dernier un chiffre d'affaires 2020 " de mois de la moitié " de celui de 2019. En juin, Airbnb a repris espoir grâce à la reprise des séjours courts et à proximité de chez soi. Née au tournant des années 2010, l'entreprise relève de la " gig economy " ou économie de partage, et a révolutionné plusieurs secteurs d'activité dans le monde. Elle vise à favoriser les introductions en Bourse sans avoir à révéler publiquement certaines informations financières, du moins pas avant un stade avancé. Chez WeWork, le géant américain de la location de bureaux partagés, l'opération lancée à l'automne 2019 s'est soldée par un fiasco, avec le report de son introduction au Nasdaq et le départ de son patron, Adam Neumann.

Airbnb a été fondée par Brian Chesky et Joe Gebbia, qui ont commencé par louer des matelas gonflables dans leur appartement le temps d'un congrès à San Francisco, fin 2007. Deux ans plus tard, après de nombreux refus, ils réunissent 600 000 dollars auprès d'un fonds d'investissement.

Il y a moins d'une semaine, Airbnb avait déjà durci ses politiques de location pour limiter les soirées non autorisées. Et surtout, plus récemment, la pandémie a fait douter de la viabilité du modèle du groupe.

L'entreprise avait également créé une équipe destinée à réagir rapidement en cas de problèmes et à prendre des sanctions immédiates contre les utilisateurs qui ne respecteraient pas les nouvelles règles concernant les soirées.

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