La Financière immobilière bordelaise choisie pour reprendre l'entreprise de prêt-à-porter — Camaïeu

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Peu avant 9 heures ce matin, le tribunal de commerce de Lille a rendu son arrêt.

Michel Ohayon, Financière Immobilière Bordelaise.C'est l'offre la mieux-disante, parmi les deux postulants en lice à la reprise de l'enseigne en RJ depuis le 26 mai, qui a été privilégiée par le tribunal de commerce de Lille.

"Elle avait la préférence du comité social et économique (CSE) et de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO, comptant reprendre 511 magasins et 2.619 salariés, sur les 634 magasins et 3.146 salariés de l'entreprise, dont 438 au siège à Roubaix".

Ces six magasins loirétains figuraient bien, ce lundi, dans la liste des 511 points de vente repris que nos confrères du Berry républicain sont parvenus à se procurer; ce qui signifie qu'aucun d'entre eux n'est, à ce jour, menacé de fermeture.

Le tribunal a écarté la deuxième offre, portée notamment par l'actuel PDG de l'entreprise, Joannes Soënen, et trois fonds déjà actionnaires (GoldenTree, CVC et Farallon), soutenue par le syndicat maison majoritaire (38%) Unis pour agir ensemble (UPAE). Sur les 446 magasins conservés, 43 seraient passés sous l'enseigne de prêt-à-porter féminin de la galaxie Mulliez Grain de Malice.

Environ 460 licenciements vont donc être opérés, dans le cadre de ce plan de relance, soit dans le cadre de départs volontaires, soit pour motif économique. "Et puis, comment accompagner une équipe de direction qui abandonne la boîte, la reprend, bénéficie d'aides d'État, fait supprimer la liste et en profite pour fermer des magasins et licencier des travailleurs?". Selon Van Minh Nguyen, élu UPAE au CSE, ce projet est "plus durable".

"La crise sanitaire a obligé le groupe à fermer brutalement plus de 800 magasins dans le monde".

Les syndicats et les syndicats des branches belge et luxembourgeoise appellent à des enquêtes, affirmant qu'ils l'ont fait "conviction profonde " de " depuis mars tout est organisé " pour " faire faillite et non par un plan social négocié". Selon l'avocat de la FIB, Olivier Pardo, l'ordonnance du 20 mai relative aux difficultés des entreprises dues à l'épidémie du coronavirus, qui assouplit les règles pour qu'un dirigeant puisse déposer une offre de reprise de sa propre entreprise, ne peut pas s'appliquer pour Camaïeu, car les "difficultés ne sont pas liées au Covid mais antérieures, et l'offre de la FIB est mieux-disante". "Il serait illégal d'autoriser cette offre", Précise-t-il. En 2016, elle avait déjà négocié avec ses créanciers que la moitié de sa dette, qui s'élevait alors à un milliard d'euros, était convertie en Actions.

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