L'UE réserve 300 millions de doses du potentiel vaccin de Sanofi — Coronavirus

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A propos du candidat vaccin développé par Sanofi et GSK, ces responsables indiquaient que l'UE souhaitait retarder certains paiements en attendant que ces produits franchissent plusieurs étapes de développement.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement britannique a signé un accord pour 60 millions de doses d'un vaccin potentiel contre le coronavirus qui pourrait être déployé au premier semestre de l'année prochaine.

Mais le temps presse, ce qui explique qu'États et laboratoires pharmaceutiques se précipitent pour signer des accords.

Le 31 juillet 2020 - Sanofi et GSK ont conclu des discussions avec la Commission européenne (CE) pour la fourniture de jusqu'à 300 millions de doses d'un vaccin COVID-19. Cela devrait lui permettre, même en cas d'échec d'une partie des vaccins précommandés, de fournir les doses nécessaires à tous les États membres.

GSK et Sanofi sont en discussion avancée avec l'Union Européenne pour fournir jusqu'à 300 millions de doses du vaccin contre le Covid-19. L'accord comprenait également une option pour la livraison à long terme de 500 millions de doses supplémentaires du vaccin. "De plus, la technologie de l'adjuvant a été développé par GSK en Belgique, à Rixensart", a indiqué vendredi soir GSK dans un communiqué. Le groupe dirigé par Paul Hudson prévoit de lancer les premiers essais cliniques d'ici à fin 2020 et, si tout va bien, d'obtenir une homologation à partir du deuxième semestre 2021.

Avant ce nouvel accord, les États-Unis avaient déjà dépensé plus de 6 milliards de dollars depuis mars pour financer des projets concurrents, chez des laboratoires établis comme Johnson & Johnson, Pfizer et AstraZeneca, et chez deux petites sociétés de biotechnologie, Novavax et Moderna.

De leur côté, Sanofi et GSK ont souligné que des discussions étaient également en cours avec la Commission européenne et d'autres gouvernements "pour garantir l'accès mondial à un nouveau vaccin contre le coronavirus".

Sanofi et ses plus de 100 000 collaborateurs dans 100 pays transforment l'innovation scientifique en solutions de santé partout dans le monde.

Les laboratoires ont besoin d'argent pour accélérer les premiers stades de développement des vaccins et préparer les unités de production sans craindre qu'ils ne soient laissés pour compte si les médicaments candidats échouent.

Cette compétition est polémique, car elle pose la question de l'accès aux vaccins pour les pays en voie de développement, qui n'ont, eux, pas les moyens de financer des contrats si importants, nourrissant les craintes de les voir servis en dernier.

Mi-juin, la Commission européenne avait publié une "stratégie Vaccins".

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