Manifestations samedi à Berlin: 45 policiers blessés

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Ils sont hostiles aux mesures restreignant les libertés individuelles pour combattre le Covid-19.

Cette mobilisation intitulée "La fin de la pandémie - Jour de la liberté", a rencontré des contre-manifestants, dont un cortège de "grands-mères contre l'extrême droite". Ils ont été dispersés par la police, faute de porter des masques.

Après avoir sommé à plusieurs reprises les participants de respecter les gestes barrières, les forces de l'ordre ont décidé de dissoudre la manifestation en fin d'après-midi. Les manifestants dont la plupart ne portaient pas de masque et ne respectaient pas la distanciation physique d'1,50 mètre réglementaire en Allemagne, s'étaient dirigés vers la porte de Brandebourg.

"Notre demande est de revenir à la démocratie", a déclaré à Reuters un manifestant qui a refusé de donner son nom. "Le masque qui nous asservit doit disparaître", a-t-il ajouté. Je ne connais pas d'autres personnes malades.

Un avis que partage Anna-Maria Wetzel, arrivée avec une quinzaine d'amis du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) où elle a déjà participé à plusieurs rassemblements similaires à Stuttgart.

Peu d'entre eux portaient un masque, selon un journaliste. "Veuillez vous éloigner rapidement et si possible seul ou en petits groupes de l'ancien lieu de rassemblement", a twitté la police berlinoise qui, plus tôt, avait déjà indiqué avoir déposé plainte contre l'organisateur de l'événement en raison du "non-respect des règles d'hygiène". "Et la peur affaiblit le système immunitaire", a-t-elle avancé, toujours citée par l'agence de presse française. La devise de la manifestation, "Jour de la liberté", est également le titre d'un film de la réalisatrice nazie Leni Riefenstahl sur la conférence du parti d'Adolf Hitler NSDAP en 1935. Le cortège, pour le moins hétéroclite, rassemblait notamment des partisans de la théorie du complot, des militants d'extrême droite ou encore des anti-vaccins.

Des responsables politiques allemands se sont insurgés de cette prise de risque. Saskia Esken, responsable des sociaux-démocrates, a fustigé des "Covidiots" qui "ne mettent pas seulement en danger notre santé, mais aussi notre succès contre la pandémie et pour la relance de l'économie, de l'éducation et de la société".

Jan Redmann, chef de file de la CDU au parlement du Land de Brandebourg, a estimé sur ce même réseau social: "1000 nouvelles infections par jour encore et à Berlin il y a des manifestations contre les mesures anti-Coronavirus?"

L'Allemagne a, jusqu'à présent, été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9.200 victimes. Ce samedi 1er août, le nombre de nouvelles contaminations constatées en l'espace de 24 heures a atteint le nombre de 955, du jamais vu depuis le 9 mai dernier selon l'Institut sanitaire Robert Koch.

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