Pompeo dénonce les "mensonges" du "traître" Bolton — USA

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Les fuites dans la presse surviennent au lendemain de l'annonce d'une action en justice de l'administration Trump pour tenter de bloquer la parution de ce livre prévue pour le 23 juin.

"John Bolton " a fait courir un risque à la sécurité nationale des Etats-Unis " et " a mis son pays en danger ", a souligné le juge du tribunal fédéral de Washington, Royce Lamberth, dans sa décision. Objectif, augmenter les achats agricoles chinois pour combler son électorat rural.

Dans son livre, l'ancien conseiller révélait que c'était une évidence que Trump n'avait pas apprécié la tournure de ce sommet.

Pire, il laisse entendre qu'il y avait bien matière à destituer le 45e président des Etats-Unis, au-delà de l'affaire ukrainienne qui a débouché sur son acquittement. Exemple avec la tentative d'arrêt d'une enquête sur une banque turque à la demande de Recep Tayyip Erdogan.

"SUPER VICTOIRE DEVANT LA JUSTICE contre Bolton. Et nous ne pouvions l'accepter". Dans cet ouvrage au vitriol, l'ancien conseiller à la Maison Blanche alimente l'image d'un président américain incompétent sur la scène internationale, moqué par de hauts responsables de sa propre administration et faisant passer sa soif de réélection le 3 novembre avant l'intérêt du pays.

"Uniquement en présence des interprètes, Xi avait expliqué à Trump pourquoi, en gros, il construisait des camps de concentration dans le Xinjiang".

Le gouvernement Trump affirme que l'ouvrage contient des informations classées secrètes, des allégations que l'avocat de John Bolton considère comme un prétexte pour censurer le livre depuis qu'un membre du Conseil de sécurité nationale chargé de sa relecture a jugé qu'il était au contraire dépourvu de contenu confidentiel.

"Ces gens doivent être exécutés, ce sont des ordures", lui aurait dit le président républicain. "C'est très simple (.) Il s'agit d'informations hautement confidentielles", a affirmé le président américain. "Selon lui, lors de l'entretien en 2018 avec l'ancienne première ministre britannique Theresa May, un officiel britannique a appelé le Royaume-Uni " une puissance nucléaire", et Trump a ainsi répliqué: " Oh!

L'ancien conseiller en profite pour mettre en cause d'autres membres de la présidence Trump, à commencer par le secrétaire d'Etat Mike Pompeo. John Bolton dit notamment avoir eu en main une note dans laquelle le chef de la diplomatie américaine écrit à propos du président américain qu'il est "une grosse merde".

"Dans ses mémoires, rapporte le site Internet de The Times, John Bolton a dit que Trump était d'" une ignorence stupéfiante ".

Mais Trump n'a pas lâché.

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