Racines , l'ultime tableau de Van Gogh, éclaire la mort du peintre

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Cet expert de Van Gogh a ensuite étayé sa trouvaille dans un livre, Attaqué à la racine.

"Tout ce que l'on voit dans ce tableau énigmatique trouve son explication dans ce qui se trouve sur la carte postale et sur le lieu même: la forme du coteau, les racines, leur configuration, la composition du terrain et la présence d'un affleurement abrupt de roche calcaire".

Les experts, des chercheurs chevronnés du musée Louis van Tilborgh et Teio Meedendorp, ont conclu qu'il était " hautement plausible " que l'emplacement correct ait été identifié. Étaient notamment présents son arrière-petit-neveu, Vincent-Willem Van Gogh, la directrice du Musée d'Amsterdam, la présidente de la Fondation Van Gogh d'Arles, l'ambassadeur des Pays-Bas à Paris, la maire d'Auvers et la présidente du conseil départemental.

L'endroit pourrait devenir un lieu de pèlerinage, à 150 mètres de l'auberge où résidait le peintre souffrant d'instabilité mentale et d'accès psychotiques.

Le chercheur a expliqué que cette ultime œuvre de Van Gogh avait donné cours à toutes sortes de théories, sur le fait par exemple qu'il aurait signé un tableau marquant le début de l'art abstrait, de l'art nouveau. "La lumière du soleil peinte par Van Gogh montre qu'il a appliqué ses derniers coups de pinceau vers la fin de l'après-midi, ce qui nous renseigne sur son emploi du temps durant cette journée dramatique, qui s'est terminée par le geste suicidaire qui lui a été fatal".

"Ce tableau, peint peu avant qu'il se tire une balle dans le ventre, le 27 juillet 1890, était indéchiffrable, car le lieu de la réalisation était resté impossible à situer", a-t-il dit.

Or ce tableau est "un testament, une lettre d'adieu". Le taillis symbolise pour lui la lutte de la vie.

Il y a une cohérence: c'est le thème de la vie et de la mort.

Les visiteurs d'Auvers-sur-Oise qui viennent chaque année sur les traces de Vincent van Gogh pourront ainsi ajouter une expérience émouvante à leur parcours; ils pourront se tenir à l'endroit précis où les pinceaux de Van Gogh ont touché la toile pour la dernière fois. Cela élimine toutes ces théories foireuses, qui n'ont pas fait de bien à sa mémoire, comme celle affirmant qu'il avait été tué par accident par des gamins maniant un pistolet, a déclaré l'expert néerlandais. Ainsi un révolver rouillé, retrouvé en 1960 dans un pré et qui aurait servi à Van Gogh pour se suicider, avait été vendu aux enchères à un particulier en juin 2019 pour 162.500 euros à Paris à l'Hôtel Drouot.

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