Cathédrale de Nantes : Le diocèse appelle à ne pas interférer dans l'enquête

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Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen "des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention", a indiqué le procureur dans un communiqué.

Bénévole du diocèse et "servant d'autel" à la cathédrale de Nantes, l'homme de 39 ans, est passé aux aveux samedi, tard dans la nuit, "dans le cadre de son interrogatoire de première comparution", a précisé son avocat, Me Quentin Chabert, lors d'une conférence de presse.

Originaire du Rwanda, Emmanuel A. vit à Nantes depuis plusieurs années. Souffrant de problèmes de santé, l'homme souhaitait rester en France.

D'après une information de nos confrères de Ouest-France, "il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis novembre 2019". "Il y exprimait des reproches auprès de différentes personnalités, considérant qu'il n'était pas soutenu et qu'on ne l'aidait pas assez dans ses démarches", selon Pierre Sennès.

L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. La piste criminelle est alors envisagée mais la possibilité d'une défaillance électrique est aussi évoquée.

Le bénévole qui avait été interpellé le 18 juillet dernier a de nouveau été entendu par les enquêteurs, et il a finalement avoué les faits. Mais il est relâché sans poursuite le lendemain soir.

Depuis, des analyses du laboratoire de la préfecture de police de Paris ont donc permis de détecter des résidus d'hydrocarbure dans les décombres: "Un produit inflammable, qui pourrait avoir été utilisé pour allumer l'incendie".

Pourquoi l'Eglise, si prompte à se soumettre aux mesures sanitaires concernant le Covid ne se soumet-elle pas concernant la politique d'immigration? "C'est une étape indispensable pour en savoir un peu plus sur ses motivations et son état d'esprit", estime le procureur.

" Il y a une sorte de soulagement, c'est quelqu'un qui est apeuré, il est en quelque sorte dépassé ", avait déclaré dimanche Me Quentin Chabert à la presse. Il encourt pour cette infraction "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende", a précisé Pierre Sennés dans un courriel envoyé dans la nuit.

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