Washington débourse 1,95 milliard de dollars pour s'assurer un potentiel vaccin

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Le gouvernement américain va payer 1,95 milliard de dollars pour obtenir 100 millions de doses d'un vaccin développé par l'alliance germano-américaine Biontech/Pfizer, ont annoncé les deux laboratoires mercredi. "Il se peut que le vaccin vienne à cheval sur la colline comme la cavalerie, mais nous ne pouvons tout simplement pas compter dessus pour le moment", a-t-il déclaré dans une interview télévisée. Les essais cliniques ont commencé il y a des mois en Allemagne et aux États-Unis, alors que BioNTech s'est associé à Pfizer dans le cadre de cet effort.

Pour cela, le gouvernement américain parie sur plusieurs chevaux à la fois, puisqu'il est impossible de savoir à ce stade lequel des dizaines de vaccins expérimentaux en cours d'élaboration aboutira.

Le gouvernement a également annoncé un investissement de 456 millions de dollars dans le vaccin candidat de Johnson & Johnson en mars, 486 millions de dollars pour le vaccin de Moderna en avril et jusqu'à 1,2 milliard de dollars en mai pour le vaccin d'AstraZeneca en cours de développement avec l'Université d'Oxford.

Ces tests sont menés par l'Institut public de référence Butantan, qui doit en produire 120 millions de doses au début 2021 pour le Brésil si les résultats sont concluants.

"Nous constituons un portefeuille de vaccins afin d'augmenter les chances pour les Américains d'avoir au moins un vaccin sûr et efficace dès la fin de l'année", a commenté le secrétaire américain à la Santé, Alex Azar. En effet, après avoir testé leur vaccin sur 45 participants, les deux sociétés ont annoncé des résultats préliminaires positifs, début juillet. Trump met les bouchées doubles À cette commande s'ajoutent les 400 millions de doses déjà réservées auprès de deux autres laboratoires américains.

Selon elles, celui-ci "est capable de générer une réponse d'anticorps neutralisants chez les humains à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux observés dans les sérums convalescents - et il le fait à des doses relativement faibles". BioNTech et la société américaine Pfizer développent conjointement leur vaccin potentiel.

Mais deux doses seront nécessaires pour immuniser une personne, un rappel devant être effectué sept jours après la première injection, a indiqué mercredi une porte-parole de Biontech à l'AFP. Après ces résultats encourageants, une phase de tests cliniques à grande échelle, devrait débuter notamment au Brésil et en Argentine.

"Nous sommes également en discussions avancées avec de nombreux autres gouvernements et espérons annoncer des accords supplémentaires de livraison prochainement", a par ailleurs indiqué Ugur Sahin, le président de Biontech, cité dans un communiqué. Donald Trump veut même aller encore plus loin avec l'objectif d'un milliard de doses créées d'ici la fin de l'année prochaine.

L'État de Victoria (Sud) recense la plupart des nouveaux cas (484 sur 502) et Melbourne et sa banlieue, soumises depuis deux semaines à de nouvelles mesures de confinement, connaissent d'importants foyers d'épidémie.

Le laboratoire français Sanofi avait aussi reçu un petit contrat en février (30 millions) mais on ignore s'il a été retenu dans le programme "Warp Speed".

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