Un médicament réduirait de 79% le risque de développer une forme sévère

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La prise en charge de patients Covid-19 sévères bénéficierait grandement d'un traitement anti-inflammatoire à base d'interféron-bêta, une protéine produite naturellement par le système immunitaire.

Près de 80% de risque en moins de développer une forme sévère de la maladie Covid-19.

Selon ce que rapporte le quotidien britannique "The Guardian", les patients hospitalisés en raison du coronavirus et qui ont reçu ce médicament ont réduit de 79 % leur risque d'avoir besoin d'aide pour respirer ou de décès.

Ces patients étaient aussi deux fois plus susceptibles d'être complètement rétablis après 16 jours de traitement, comparativement à ceux qui n'avaient reçu qu'un placebo.

Comme cette étude a été réalisée sur un faible échantillon de patients, elle n'a pas fait l'objet d'une évaluation par un comité spécialisé.

"Les résultats confirment notre conviction que l'interféron bêta (...) présente un potentiel énorme comme traitement par inhalation pour restaurer la réponse immunitaire des poumons, en améliorant la protection, en accélérant la récupération et en contrant l'impact du virus SARS-CoV-2", a déclaré dans un communiqué le Pr Tom Wilkinson, professeur de médecine respiratoire à l'université de Southampton, qui a dirigé l'essai.

Le Pr Stephen Holgate, co-fondateur de Synairgen, souligne quant à lui que ce traitement "restaure la capacité des poumons à neutraliser le virus ou toute mutation du virus ou co-infection avec un autre virus respiratoire tel que la grippe ou le VRS (un virus respiratoire commun, NDLR), comme cela pourrait se produire en hiver en cas de résurgence du COVID-19".

"Nous sommes tous ravis des résultats des essais annoncés aujourd'hui, qui ont montré que le SNG001 réduit considérablement le nombre de patients hospitalisés COVID-19 qui sont passés de l'oxygène à la ventilation", a déclaré Richard Marsden, PDG de Synairgen.

Plusieurs pays ont également délivré une autorisation d'urgence pour le traitement avec le médicament antiviral, le remdesivir. De son côté, la Russie espère produire avec ses partenaires quelque 200 millions de doses d'un vaccin contre le coronavirus cette année, si les essais cliniques sont réussis, a indiqué lundi un haut responsable russe.

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