Deuxième cas mondial de guérison d'un patient atteint du VIH

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Adam Castillejo est toujours indemne du virus plus de 30 mois après l'arrêt de la thérapie antirétrovirale.

C'est une nouvelle qui relance l'espoir quant à la lutte contre le sida.

Après le "patient de Berlin", le "patient de Londres" est la deuxième personne atteinte du sida à être guérie.

Ce cas de guérison au VIH/SIDA s'ajoute au premier cas survenu 10 plus tôt.

"Nous suggérons que nos résultats représentent une guérison du VIH".

En mars 2019 déjà, le professeur Ravindra Gupta, de l'université de Cambridge, avait annoncé que ce patient était en rémission, n'ayant montré aucun signe d'atteinte du virus depuis 18 mois.

De son côté, le patient de Londres, qui a dévoilé son identité au New York Times, Adam Castillejo, un Londonien de 40 ans originaire du Venezuela, continuera à être suivi régulièrement pour s'assurer que le VIH ne fasse pas réémergence. En effet, il a bénéficié d'une greffe de cellules-souches, est désormais "guéri ", ce qui en fait le deuxième au monde à se remettre de cette maladie, ont annoncé ses médecins mardi. Le donneur doit posséder une mutation génétique très rare: seulement 22 000 donneurs compatibles seraient recensés à travers le monde.

"Ce cas est une avancée passionnante, mais nous devons également le replacer dans son contexte - guérir les personnes vivant avec le VIH via une greffe de moelle osseuse n'est tout simplement pas une option viable à quelque échelle que ce soit". Pourtant, alors que ce patient était resté isolé pendant près de dix ans, sa guérison laissait penser à un coup de chance.

"Nos conclusions montrent que le succès de la transplantation de cellules souches comme remède contre le VIH, signalé pour la première fois il y a neuf ans chez "le patient de Berlin", peut être reproduit".

"D'autres patients ont bénéficié d'un traitement similaire, mais aucun n'est aussi loin dans la rémission (...) il y en aura probablement d'autres, mais cela prendra du temps", a toutefois précisé Ravinda Gupta.

La procédure utilisée pour les deux patients guéris est très lourde et risquée, posant des questions " éthiques ", analyse le professeur Gupta.

Rien qu'en 2018, environ 1.7 million de personnes auraient été nouvellement infectées par le virus du SIDA, ou VIH. L'apparition de formes de VIH résistante aux médicaments représente aussi une préoccupation croissante.

D'autres scientifiques ne cachent pas leur prudence quant à cette guérison.

"Le patient de Londres est-il vraiment guéri?", s'interroge de son côté Sharon Lewin, de l'université de Melbourne. L'injection de ces cellules souches "mutantes" a permis au patient de Londres de produire ses propres cellules sanguines et immunitaires mutées, protégées contre le virus.

"Je veux être un ambassadeur de l'espoir".

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