Un deuxième patient guéri du VIH, selon les médecins — Sida

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Il s'agit du deuxième cas avéré de guérison du sida dans le monde. Nous suggérons que nos résultats représentent une guérison du VIH " a annoncé les médecins en charge du patient.En effet, les greffes de cellules souches semblent empêcher le virus de se répliquer à l'intérieur du corps en remplaçant les propres cellules immunitaires du patient par celles du donneur qui résistent à l'infection par le VIH.

Adam Castillejo est toujours indemne du virus plus de 30 mois après l'arrêt de la thérapie antirétrovirale.

Le professeur Gupta a déclaré à l'AFP avoir contrôlé et testé un important nombre d'endroits où le virus peut se cacher et tous les résultats étaient négatifs à l'exception de quelques traces du virus inactives.

Un patient atteint du VIH, ayant bénéficié d'une greffe de cellules souches, est désormais "guéri", ce qui en fait le deuxième au monde à se remettre de cette maladie, ont annoncé ses médecins mardi 10 mars.

Si certains pensaient que la guérison du premier patient atteint du VIH il y a neuf ans n'était que le fruit du hasard et de la chance, aujourd'hui, avec ce deuxième cas, les chercheurs soulignent que le traitement du VIH par la transplantation de cellules souches peut être reproduit. Il a laissé entendre que d'autres patients ont bénéficié d'un traitement similaire, mais aucun n'est aussi loin dans la rémission, il y en aura probablement d'autres, mais cela prendra du temps. "Ce " patient de Berlin ", l'Américain Timothy Ray Brown, est " redevenu séronégatif " en 2011. Néanmoins, il est impossible de dire avec une certitude absolue que le VIH ne reviendra pas. Son cas est rarissime, comme il l'a confirmé au New York Times: " C'est une situation unique, une situation unique et qui me rend très humble ". Je ne veux pas que les gens pensent: "Oh, vous avez été choisi".

Le " patient de Londres " a ouvert un compte Twitter pour raconter son histoire. "Je veux être un ambassadeur d'espoir ", a expliqué Adam Castillejo, 40 ans, qui a grandi à Caracas, au Venezuela. Le scénario s'est donc répété pour le " patient de Londres ", qui n'a montré aucun signe d'activité du virus depuis un an et demi.

D'autres scientifiques ne cachent pas leur prudence quant à cette guérison.

"Les données supplémentaires fournies dans ce rapport de cas de suivi sont certainement encourageantes mais malheureusement, en fin de compte, seul le temps nous le dira". ", se demande le professeur Sharon Lewin, de l'Université de Melbourne, en Australie".

Pour rappel, près de 38 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde et 62 % d'entre elles bénéficient de la trithérapie. Près de 800 000 personnes sont mortes en 2018 d'affections liées au VIH. L'apparition de formes de VIH résistantes aux médicaments représente aussi une préoccupation croissante.

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