Un compromis fondé sur la prudence pour les bars

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Les clients devront donc rester assis.

Les tenanciers devront aussi cesser toute vente d'alcool après minuit, et accueillir un maximum de clients équivalent à 50 % de la capacité totale de leur établissement.

"Ça aurait été bien facile de dire "On arrête et on ne se fie pas à l'intelligence des gens". Les registres de clients que nous demandons dans les bars vont nous aider si de nouvelles [éclosions] survenaient, car la vitesse est un enjeu majeur avec ce virus", ajoute M. Arruda, en rappelant qu'à la suite de l'éclosion en Montérégie, des gens infectés sont allés travailler et ont par la suite contaminé leur lieu de travail.

Horacio Arruda a prié la collaboration des jeunes en particulier, notamment lors des enquêtes: "J'ai entendu que certains ne veulent pas donner le nom de leurs amis qui ont fait des partys".

" Nous avançons à grands pas dans notre décision". C'est une question de vie ou de mort.

Le ministre Dubé a du coup annoncé une série de trois mesures visant à limiter les éclosions dans les bars. Peut-être que vous êtes malades et que ça ne vous touche pas. "Ça va coûter quelque chose, mais on va le faire parce que c'est important de donner le support aux propriétaires parce que souvent, les écarts de conduite ne sont pas venus des propriétaires, mais sont venus des clients".

"Un registre des présences sera tenu dans les bars, mais il s'agit, du moins pour le moment, d'une mesure sur une base volontaire". De plus, la Régie des alcools, des courses et des jeux est déjà impliquée dans le dossier et des suspensions de permis sont prévues pour les contrevenants. L'autre option aurait été de fermer de nouveau les bars de la province.

Différents médias indiquaient ce jeudi matin que le gouvernement Legault devait annoncer un resserrement des mesures pour les bars du Québec. Avec la hausse récente des cas, le ministre a réitéré ses inquiétudes, mais a insisté sur le compromis qui existe entre la réalité d'affaires des tenanciers d'établissements et la Santé publique.

De son côté, la Nouvelle Association des Bars du Québec n'est pas totalement en désaccord avec la volonté de la Santé publique. Questionné à savoir si une aide financière sera accordée aux propriétaires de bars, M. Dubé répond que non: " Je pense que la meilleure aide financière, c'est de permettre d'ouvrir.

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