Jean-Pierre Mas répond point par point à l'UFC Que Choisir — Ordonnance

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C'est ce qu'affirment lundi 6 juillet les associations de défense des consommateurs UFC Que Choisir et CLCV, qui déposent un recours devant le Conseil d'Etat contre une ordonnance prise pendant la crise sanitaire, autorisant les voyagistes à proposer aux clients un bon d'achat ou un avoir en cas de vol annulé, ce qui va à l'encontre de la loi.

Habituellement, la loi impose ce remboursement. Celle-ci permet aux professionnels du tourisme de "proposer, à la place du remboursement de l'intégralité des paiements effectués, un avoir que le client pourra utiliser dans les mêmes conditions " valable 18 mois pour un voyage annulé entre le 1er mars et le 15 septembre 2020. "Si l'UFC-Que Choisir et la CLCV " ont pu, un temps, croire " que la Commission de remboursement des avoirs permettrait de régler un grand nombre de situations, la limitation très stricte par les professionnels du périmètre des cas éligibles au remboursement immédiat, et l'absence de garanties de suivi d'effet des recommandations de la commission par les agences (elles ne seront pas tenues de rembourser) " ont douché tout espoir d'avancées par l'amiable ".

"Plus de 4 mois se sont écoulés depuis les premières annulations et la situation économique de certains ménages est toujours fragile" continuent les membres d'UFC.

Les deux associations disent refuser "une régularisation cosmétique ou trompe l'oeil". "Ce n'est pas aux consommateurs à sauver les voyagistes par le renoncement de leurs droits ", précise encore le communiqué.

Coronavirus : le Conseil d'Etat saisi pour exiger un remboursement des voyages annulés

"Plusieurs compagnies aériennes, comprenant l'urgence de restaurer la confiance des consommateurs dans le secteur, reviennent sur leur politique de refus du remboursement". Le secteur des agences de voyages doit avoir accès au crédit de trésorerie garantie par l'Etat. Pour eux ce n'est pas "acceptable de se sentir au-dessus des lois et de malmener les clients." termine l'UFC-Que Choisir.

Les dix pays dans le viseur de l'Union européenne disposent d'un délai de deux mois pour répondre.

A défaut, l'exécutif européen passera à la seconde étape de la procédure d'infraction, soit "l'avis motivé", où la Commission demande aux pays de se conformer au droit de l'Union. Le délai est alors, généralement, là encore de deux mois.

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