L'épidémie s'accélère, le pic pas encore atteint

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Lors d'une conférence de presse le 7 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l'épidémie avait atteint les 400 000 nouveaux cas au cours du week-end dernier, tout en soulignant que le pic n'a pas encore été atteint. " Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine (transmission dans l'air) et par conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et comprendre ses implications.La possibilité d'une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue".

"Il existe un potentiel important de risque d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques à des distances courtes et moyennes", alerte un groupe de 239 scientifiques internationaux dans une lettre qui vise l'OMS. "Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées", a poursuivi Mme Allegranzi, en recommandant "une ventilation efficace dans les lieux fermés, une distanciation physique". "Lorsque ce n'est pas possible, nous recommandons le port du masque", a-t-elle ajouté.

"Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19", ont écrit deux scientifiques, Lidia Morawska, de l'université de Queensland (Australie), et Donald Milton, de l'université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts et publié dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. "L'unité nationale et la solidarité globale sont cruciales et sans elles nous ne pourront pas battre le virus", a-t-il déclaré. L'OMS devrait publier une fiche d'information à ce sujet "dans les prochains jours".

Le président brésilien Jair Bolsonaro a par ailleurs annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus, qu'il n'a cessé de minimiser depuis le début de la pandémie et qui a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

L'OMS fait la distinction entre les virus transmis par l'air, comme la rougeole et la tuberculose, et les autres, mais "ce n'est pas un problème de dichotomie", dit à l'AFP une autre signataire, la professeure Caroline Duchaine, directrice du laboratoire sur les bioaérosols à l'université de Laval au Québec.

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