239 chercheurs alertent l'OMS sur la transmission du coronavirus dans l'air

Share

"Il existe un potentiel important de risque d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques à des distances courtes et moyennes", alerte un groupe de 239 scientifiques internationaux dans une lettre qui vise l'OMS. Reste que cette hypothèse défendue par les chercheurs sous-tend l'importance du port du masque en milieu clos.

La communauté scientifique demande à l'OMS de revoir ses recommandations contre la propagation du virus. Pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu mardi 7 juillet que des "preuves émergeaient" sur la transmission par l'air du nouveau coronavirus. Parce que lourdes, ces gouttelettes retomberaient rapidement au sol. Les experts demandent ainsi à l'OMS de réviser ses recommandations en préconisant, par exemple, le port du masque y compris dans les espaces clos où la distanciation sociale est respectée. Ces particules, plus légères que les autres, sont appelées "aérosols".

"La possibilité d'une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue".

Lundi, plus de 200 scientifiques internationaux ont exhorté l'OMS et la communauté médicale internationale à "reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19", dans un article publié dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. Au travail, dans les écoles, dans les hôpitaux et dans les maisons de retraite. À la différence de l'Europe et d'autres pays, les Etats-Unis jouent cavalier seul et ne participent pas à des levées de fonds internationales. "Augmentez la circulation de l'air extérieur autant que possible", conseillent les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains.

Les systèmes de ventilation des bureaux peuvent-ils propager le coronavirus?

"La transmission par l'air de SARS-CoV-2 n'est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu'il existe bien assez d'éléments probants pour appliquer le principe de précaution", disent les scientifiques.

Selon ces derniers, le virus est possiblement aéroporté.

Share