Coronavirus: la commission d'enquête parlementaire entend R. Bachelot et M. Touraine

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Pour tenter de répondre à cette question lancinante, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus s'active. "La vigilance que je dois avoir, c'est sur des dizaines de produits", a-t-elle ajouté, devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus. ", s'est-elle demandé. "On attend que le préfet ou le directeur de l'ARS (l'Agence régionale de santé, ndlr) viennent avec une petite charrette pour porter des masques?", s'est moquée celle qui fût ministre entre 2007 et 2010 et qui a eu à gérer le risque de pandémie de grippe A (H1N1) en 2009".

Marisol Touraine, devant la Mission d information sur l impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l'épidémie de coronavirus Covid 19. Marisol Touraine a été longuement questionnée sur la gestion des masques et l'état des stocks. L'ancienne ministre de la Santé de 2007 à 2010, connue pour son franc-parler, ne s'est pas privée de critiquer ouvertement les propos d'Agnès Buzyn. elle estimait en effet ne pas être responsable de la disparition du stock stratégiques de masques en France.

"Vous ne pouvez pas dire qu'on n'a pas été réactifs " a indiqué Agnès Buzyn.

Le président de la Fédération des médecins de France Jean-Paul Hamon en septembre 2018. Mais " je n'ai jamais accepté cette doctrine, lance pour sa part Marisol Touraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales de 2012 à 2017, sous la présidence de François Hollande.

"Les quantités de stocks remontaient au niveau de la Direction générale de la Santé une fois tous les 3 mois, il y avait des commandes de renouvellement qui étaient passées tous les ans", a-t-elle déclaré, ajoutant qu'à son arrivée au ministère il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en stock, et 754 millions lorsqu'elle est partie. "Je suis une tenante de la politique des masques". Car franchement, on a du gel en stock pour un mois, on a quelques boîtes de masques, mais on a pas de quoi tenir pendant un mois de pandémie. "Tout le système est mis en préparation et en tension", a-t-elle déclaré aux députés.

Mais la constitution de ces stocks coûte cher.

Deux jours avant son départ du ministère pour s'engager dans la campagne des municipales à Paris, le 16 février, le Centre européen de prévention et contrôle des maladies évaluait encore le risque pour la capacité des systèmes de santé européen comme " faible à modéré", a-t-elle souligné.

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