Zuckerberg perd 7,2 milliards $ US après un boycott publicitaire sur Facebook

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Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg.

Coca-Cola, l'une des marques les plus connues au monde qui dépense des sommes colossales en publicité, a aussi annoncé vendredi soir qu'elle suspendait pendant au moins 30 jours toute promotion sur tous les réseaux sociaux, exigeant qu'ils fassent preuve de plus de "transparence et de responsabilité", notamment sur la question du racisme.

Les entreprises canadiennes Lululemon, Mountain Equipment Co-op (MEC) et Arc'teryx se sont jointes au mouvement de boycott d'achat de publicités de Facebook qui regroupe désormais plus de 160 entreprises, dont des multinationales comme Starbucks et Coca-Cola.

Facebook sort désormais de sa politique du retrait ou rien, et adopte une position à mi-chemin. "Plus précisément, nous élargissons notre politique relative aux annonces afin d'interdire les allégations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une origine ethnique, d'une origine nationale, d'une appartenance religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigrant spécifiques menacent la sécurité physique, la santé ou la survie d'autrui". "Il n'y a pas de place pour le racisme", a justifié le PDG du groupe. Vendredi, la valorisation de Facebook a en effet perdu 56 milliards de dollars. Il cite notamment Procter & Gamble, Walmart, Microsoft, Amazon, le New York Times.

Ces critiques -qui ne sont pas neuves- ont pris de l'ampleur depuis la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis et dont la vidéo a choqué le monde entier et déclenché des manifestations anti-racistes aux Etats-Unis et ailleurs. Contrairement à Twitter qui considérait qu'il y avait incitation à la haine, Facebook avait refusé d'intervenir sur des messages polémiques de Donald Trump. Et pour les publications "border-line", un avertissement sera apposé. Aujourd'hui, c'est l'approche de la présidentielle américaine en novembre qui cristallise les tensions.

"Les marques ont le devoir d'aider à construire un écosystème numérique fiable et sûr (.)".

L'élection "s'annonçait déjà bouillante, et c'était avant de faire face aux complexités additionnelles liées à la pandémie et aux manifestations pour la justice raciale dans tout le pays", a remarqué Mark Zuckerberg en préambule. Il s'est engagé à ce que ses équipes soient mobilisées pour contrer toute tentative de manœuvres de suppression du vote (notamment des minorités).

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