La pandémie " est loin d’être finie ", met en garde l’OMS — Coronavirus

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La pandémie de Covid-19 "est loin d'être finie" et "s'accélère" même, a averti le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Nous voulons tous que tout cela se termine.

" Il y a six mois, aucun d'entre nous n'aurait pu imaginer comment notre monde, et nos vies, seraient bouleversés par ce nouveau virus ", a-t-il ajouté. Il a également redit, comme la semaine dernière, que la pandémie s'accélérait actuellement.

Le virus continue de faire des ravages en Amérique du Sud, aux Etats-Unis et semble redémarrer en Chine, et dans un "monde divisé" et face à "un manque d'unité nationale et de solidarité mondiale (.) le pire est à venir", a-t-il prévenu.

"Demain, six mois se seront écoulés depuis que l'OMS a reçu les premiers rapports concernant un groupe de cas de pneumonie de cause inconnue en Chine", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Nous espérons que cela nous permettra de comprendre comment le virus a commencé et ce que nous pouvons faire à l'avenir pour nous préparer", a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Il a appelé gouvernements et citoyens à mettre en place des "solutions simples" afin de "sauver des vies maintenant": "tester, tracer, isoler, et mettre en quarantaine les cas".

Plus de 10 millions de cas et 500.000 morts.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec 125 928 décès pour près de 2,6 millions de cas, et au moins 42 000 infections au coronavirus ont été recensées en 24 heures.

Leicester, dans le centre de l'Angleterre, une ville de 342.000 habitants, risque d'être partiellement reconfinée en raison d'une recrudescence des cas, a indiqué dimanche la ministre britannique de l'Intérieur, Priti Patel. C'est pour l'OMS une manière de "mieux combattre le virus". La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont pressé lundi lors de leur rencontre les pays européens, en particulier les "frugaux", à parvenir dès le sommet européen de juillet à un accord sur la relance de l'Union européenne.

Pour tenter d'amortir le choc économique de la pandémie, le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré lundi vouloir s'inspirer du président américain Franklin D. Roosevelt.

"Nous sommes confrontés à des défis économiques que nous n'avons jamais connus depuis des décennies, et sans doute dans toute l'histoire", a lancé la chancelière, à l'aube d'une présidence allemande de l'UE qui s'annonce décisive.

Mais le virus a refait son apparition mi-juin à Pékin, au point que les autorités ont dû se résoudre à fermer les écoles et à confiner plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque. Le Québec compte plus de la moitié des 103.000 cas de coronavirus et des 8.600 décès au pays.

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