Ford rejoint le boycottage publicitaire sur les réseaux sociaux

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Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg. Mais vendredi, il a lui-même détaillé le durcissement de sa position.

Après que le réseau social ait déclaré en janvier que les utilisateurs pourraient voir moins de publicités politiques, mais qu'il ne les bloquerait pas, M. Zuckerberg a déclaré qu'il voulait faire plus pour interdire le "langage incendiaire qui a été utilisé pour semer la discorde" en interdisant une catégorie plus large de contenu haineux dans les publicités.

" Nous allons suspendre nos publicités sur toutes les plateformes de réseaux sociaux pour mettre fin aux discours de la haine ", lit-on dans un communiqué de Starbucks. Dont acte: Coca Cola, le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, la société américaine de télécoms Verizon, le glacier Ben & Jerry's (Unilever), les fabricants d'articles de loisirs en plein air Patagonia, North Face et REI, ainsi que l'agence de recrutement Upwork ont répondu présent. La plateforme retirera désormais les publicités qui affirment que les personnes de certaines origines, ethnies, nationalités, genre ou orientation sexuelle représentent une menace pour la sécurité ou la santé des autres. Baptisée #StopHateForProfit ("Non à la haine pour les profits"), cette campagne de boycott des publicités sur Facebook en juillet est notamment soutenue par la Ligue anti-diffamation (ADL) et l'Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur (NAACP). Le comédien et humoriste Sacha Baron Cohen, très critique du réseau, a appelé vendredi les entreprises "qui dépensent le plus de dollars en pubs sur Facebook" à rejoindre le mouvement.

Twitter avait choisi de masquer les propos du président, et de réduire leur circulation potentielle, tout en les laissant disponible à la consultation.

Facebook sort désormais de sa politique binaire du retrait ou du laissez-faire, lourdement critiquée, y compris en interne. La plateforme pourra bientôt ajouter des avertissements aux publications problématiques, mais laissées en ligne au nom de leur "intérêt à être connues du public". Aujourd'hui, c'est l'approche de la présidentielle américaine en novembre qui cristallise les tensions. "Il reste encore beaucoup à faire, en particulier en termes de division et de discours haineux pendant cette période électorale polarisée aux Etats-Unis", a expliqué Unilever pour justifier sa décision. " Les élections de 2020 s'annonçaient déjà bouillantes, et c'était avant de faire face aux complexités additionnelles liées à la pandémie et aux manifestations pour la justice raciale dans tout le pays", a-t-il remarqué en préambule. Il s'est engagé à ce que ses équipes soient mobilisées pour contrer toute tentative de manœuvres de suppression du vote (notamment des minorités). Voici ci-dessous la retransmission de l'intervention de Mark Zuckerberg.

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