15 milliards d'euros pour la conversion écologique — Convention climat

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"On doit remettre l'ambition écologique au coeur du modèle productif", a affirmé le chef de l'Etat dans le parc verdoyant du palais présidentiel.

Emmanuel Macron a assumé la volonté de "placer l'écologie au cœur du modèle économique, sans céder au modèle de la décroissance". "C'est la fin de la saison 1 (de la Convention), la saison 2 commence", résumait un autre, Grégoire Fraty, avant la rencontre.

Regardez l'intégralité des discours de la convention citoyenne pour le climat à l'Elysée, et notamment celui du président de la République Après avoir rendu hommage à la qualité du travail des membres de la convention citoyenne, "Votre engagement aussi constant et aussi fort à été une première", Emmanuel Macron s'est engagé à transmettre au gouvernement ou au Parlement, ou encore soumettre à référendum "la totalité des propositions", "à l'exception de trois d'entre elles". C'est pour cela que je crois qu'il faut reporter le débat sur les 110 km/h. "J'ai présenté beaucoup de grands plans qui se sont trouvés résumés à une seule mesure ou réduits à une petite phrase", a-t-il lancé avec un grand sourire.

"La réécriture de l'article 1er de notre Constitution (.) pour introduire les notions de biodiversité, d'environnement, de lutte contre le réchauffement climatique (.), je suis favorable à cette proposition", a-t-il dit, en se disant aussi ouvert à un référendum "sur un ou plusieurs textes de loi" reprenant d'autres propositions de la Convention. Parmi ces mesures retoquées par le chef de l'État, la proposition de réécrire le préambule de la Constitution en plaçant l'environnement au-dessus des valeurs fondamentales de la Républiques; la taxe de 4% sur les dividendes qui, selon lui, freinerait les investissements étrangers; et la limitation à 110 km/h sur l'autoroute, laquelle proposition avait déjà été massivement critiquée.

Pour passer du projet à sa concrétisation, Emmanuel Macron a annoncé un budget de 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans, injectés pour la transition écologique. De l'argent qui servira, précise-t-il, à la conversion écologique, à la rénovation des bâtiments et "à inventer les industries de demain".

"Emmanuel Macron s'est également montré attentif à la demande de révision de la politique commerciale européenne, et de renégociation de l'accord UE/Canada (Ceta)".

"Il y a beaucoup de choses à faire tout de suite", souligne Laurence Tubiana. Ou des Amis de la Terre, pour qui "la vague verte s'arrête aux pieds du néolibéralisme".

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