Sida : un deuxième patient guéri, presque dix ans après le premier

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A noter: Plus de 37 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde.

" Nous avons testé un nombre assez considérable de lieux où le virus aime se cacher et pratiquement tout était négatif ", hormis quelques restes "fossiles " de virus non actif, a expliqué à l'AFP le Pr Gupta, chercheur principal à l'université de Cambridge."C'est difficile d'imaginer que toute trace d'un virus qui infecte des milliards de cellules a été éliminée ", s'est-il réjoui.

Il etait surnommé le "patient de Londres", un homme atteint du sida avait été déclaré en rémission en mars 2019.

Un patient atteint du VIH, qui avait bénéficié d'une greffe de cellules souches, est désormais considéré comme guéri. En effet, tout comme le premier guéri du SIDA, le patient de Londres avait développé une leucémie myéloïde, ou cancer du sang, induite par l'infection. Adam Castillejo sort de l'anonymat un an après avoir été déclaré en rémission pour raconter son histoire au New York Times et devenir ce qu'il appelle "un ambassadeur d'espoir". Ce dernier s'est donc totalement remis depuis plus d'une décennie. Le donneur doit posséder une mutation génétique très rare: seulement 22 000 donneurs compatibles seraient recensés à travers le monde. "Les données (.) sont bien entendu excitantes et encourageantes, mais au final, seul le temps nous le dira", a-t-elle noté, estimant qu'il faudrait "plus qu'une poignée de patients guéris du VIH" pour évaluer la "probabilité d'une reprise tardive et inattendue d'une réplication du virus". L'injection de ces cellules souches mutantes a permis aux deux patients de produire leurs propres cellules sanguines et immunitaires mutées, protégées contre le virus. Pour le traiter, les médecins lui ont injecté dans la moelle osseuse des cellules souches provenant d'une personne présentant la mutation génétique CCR5Δ32. Ce virus affaiblit le système immunitaire, et en l'absence de traitement, est responsable du sida.

Il n'a cependant pas été guéri par les médicaments anti-VIH, mais par un traitement à base de cellules souches qu'il a reçu pour un cancer qu'il avait également, rapporte la revue Lancet HIV.

Il s'agit du même récepteur sur lequel le scientifique chinois He Jiankui, aujourd'hui emprisonné, a travaillé lorsqu'il a créé les premiers bébés génétiquement modifiés au monde.

Vers un espoir de remède?

Mais il a encore des restes du virus dans son corps, tout comme M. Brown.

"Le fait que la guérison du patient de Berlin soit restée isolée pendant près de dix ans laissait penser à certains que ce n'était qu'un coup de chance, mais cette nouvelle rémission change la donne".

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