Mark Zuckerberg perd des milliards — Boycott publicitaire

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Tous les réseaux sociaux, mais Facebook tout particulièrement, se voient reprocher de ne pas faire assez pour éliminer les publications racistes ou haineuses sur son site.La NAACP, la grande organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains et une organisation de lutte contre l'antisémitisme, la Anti Defamation League, ont appelé à un boycott de la publicité sur Facebook pendant le mois de juillet.A l'instar de Coca-Cola, Starbucks ne s'associe pas spécifiquement à cette action. La marque exige davantage d'efforts pour supprimer les contenus haineux et qu'ils fassent preuve de transparence et de responsabilité.

Un peu plus tôt, Unilever, un des leaders mondiaux de l'agroalimentaire et des cosmétiques, a annoncé qu'il mettait un terme à ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis jusqu'à la fin de l'année, au moins, en raison d'une période électorale "polarisée".

" Les marques ont le devoir d'aider à construire un écosystème numérique fiable et sûr. C'est pourquoi nos marques ne posteront plus de publicités sur Facebook, Instagram et Twitter aux Etats-Unis", a déclaré dans un communiqué la compagnie, notamment connue pour ses produits Dove.

Unilever, qui parle d'une décision prise "dans le cadre de sa responsabilité et de l'atmosphère polarisée aux Etats-Unis", a précisé que la compagnie surveillerait la situation de près et "réexaminera sa position actuelle si nécessaire".

Vendredi soir, le PDG-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, s'est adressé dans un message en direct aux membres de son réseau Facebook.

Plus de 160 groupes, dont Verizon Communications et Unilever, ont rejoint la campagne et suspendu l'achat de publicités sur Facebook, le plus grand réseau social mondial. "Plus précisément, nous élargissons notre politique relative aux annonces afin d'interdire les allégations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une origine ethnique, d'une origine nationale, d'une appartenance religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigrant spécifiques menacent la sécurité physique, la santé ou la survie d'autrui". Il prévoit également d'ajouter des avertissements aux publications problématiques qu'il laisse en ligne.

Et le PDG est revenu, sans le mentionner explicitement, sur l'incident qui a suscité une levée de boucliers contre son réseau: contrairement à Twitter, Facebook a en effet refusé d'intervenir sur des messages polémiques du président Donald Trump à la fin de mai; l'un portait sur le vote par correspondance et l'autre sur les manifestations et émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd. Mais vendredi il a lui-même détaillé le durcissement de sa position. "Les utilisateurs pourront partager ces contenus pour le condamner (...), mais nous ajouterons un avertissement pour dire aux gens que le contenu qu'ils partagent peut enfreindre nos règles", a précisé Mark Zuckerberg.

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