Général iranien tué en Irak: un mandat d'arrêt lancé contre Donald Trump

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Le 3 janvier dernier, le président américain avait effectivement ordonné -sans en informer le Parlement- une frappe de drone contre un convoi iranien à Bagdad, en Irak, avec l'objectif de tuer le numéro 2 officieux du régime de Téhéran.

"En tête de liste figure le président américain Donald Trump, qui sera poursuivi même après la fin de son mandat", a encore affirmé M. Alqassi-Mehr, cité par Mizan, agence officielle de l'Autorité judiciaire.

L'organisation n'a pas souhaité réagir pour l'instant, ses actions étant apolitiques.

En représailles, l'Iran a lancé le 8 janvier des missiles contre des bases militaires irakiennes abritant des Américains, faisant d'importants dégâts matériels, mais sans causer de morts dans les rangs de l'armée américaine, selon Washington.

Le mandat d'arrêt a été émis par l'Iran contre Trump et des dizaines d'autres responsables américains.

Les tensions entre les États-Unis et la République islamique se sont nettement accrues depuis que Washington a décidé en mai 2018 de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien (conclu en 2015) et de rétablir des sanctions économiques contre Téhéran. Il a notamment été demandé à l'organisation policière internationale d'émettre une "notice rouge" à l'endroit de Donald Trump, ce qui serait un signal extrêmement fort envoyé à la communauté internationale, laquelle se doit de coopérer avec Interpol.

Le représentant spécial des États-Unis pour l'Iran, Brian Hook, a de son côté qualifié ce lundi cette initiative de "coup politique" lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre d'État saoudien des affaires étrangères, Adel al-Jubeir.

Sauf que d'après les observateurs internationaux, il s'agit avant tout d'une manœuvre politique iranienne, qui n'a aucune chance d'être suivie d'effet.

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