Facebook contraint de durcir le contrôle des publicités

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Il a exigé des réseaux sociaux - que d'autres marques ont décidé de boycotter pour les forcer à faire davantage pour supprimer les contenus haineux - qu'ils fassent preuve de plus de " transparence et de responsabilité ".

Comme structures ayant répondu très favorablement à l'appel des organisations de la société civile américaine, on peut citer: Coca Cola, le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, la société américaine de télécoms Verizon, le glacier Ben & Jerry's (Unilever), les fabricants d'articles de loisirs en plein air Patagonia, North Face et REI, ainsi que l'agence de recrutement Upwork.

Pour sa part, Coca-Cola a indiqué qu'elle suspendrait toutes les publicités payantes sur les plateformes de médias sociaux pendant au moins 30 jours.

Les actions de la société ont chuté de 8,3 % vendredi, soit une perte de 56 milliards $ US de la valeur boursière de Facebook, après la décision du géant américain Unilever de cesser cette année toute publicité sur Facebook et ses produits. "Il n'y a pas de place pour le racisme", a justifié le PDG du groupe. Il cite notamment Procter & Gamble, Walmart, Microsoft, Amazon, le New York Times.

Contrairement à Twitter, Facebook avait refusé d'intervenir sur des messages polémiques de Donald Trump, un sur le vote par correspondance (qu'il assimilait à de la fraude électorale) et un autre sur les manifestations et émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.

Twitter avait choisi de masquer les propos du président, et de réduire leur circulation potentielle, tout en les laissant disponible à la consultation.

Facebook sort désormais de sa politique du retrait ou rien, et adopte une position à mi-chemin. Le réseau social a annoncé un renforcement de sa politique de modération contre les publicités incitant à la haine et tous les messages problématiques. "C'est pourquoi nos marques ne posteront plus de publicités sur Facebook, Instagram et Twitter aux Etats-Unis", détaille Unilever qui estime "qu'il y a encore beaucoup à faire en particulier dans les domaines de la division et du discours de haine pendant cette période".

Les contenus liés au scrutin pourront être assortis de liens vers les dernières informations venant des autorités, pour s'assurer que les électeurs soient correctement informés, notamment sur les mesures sanitaires en place.

"Et nous interdirons les publications affirmant à tort que la police de l'immigration (ICE) vérifie les documents d'identité dans les bureaux de vote", a précisé Mark Zuckerberg.

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