Affaire Fillon : le jugement sera-t-il rendu ce lundi ?

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Son épouse a elle été condamnée à trois ans de prison avec sursis, 375.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité.

Les Fillon se voient également reprocher le lucratif et tout aussi discret emploi de "conseiller littéraire" de Mme Fillon à la Revue des deux mondes du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, condamné pour abus de biens sociaux. Les époux Fillon et leur co-prévenu ont été en outre condamnés à rembourser plus d'un million d'euros à l'Assemblée nationale.

Le tribunal correctionnel a tacitement rejeté les demandes de réouverture des débats présentées par la défense pour faire la lumière sur d'éventuelles "pressions" pendant l'enquête. Dans tous les cas, les avocats de François et Pénélope Fillon peuvent toujours faire appel de la décision et ajouter des pièces aux débats.

Le tribunal a condamné l'ancien premier ministre à une peine de 5 ans d'emprisonnement dont 3 avec sursis, 375 000 euros d'amendes et une peine d'inéligibilité de 10 ans.

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé ce lundi 29 juin que Pénélope Fillon se limitait au "soutien de la carrière de son mari" dans l'affaire des emplois fictifs présumés.

Ces derniers avaient demandé à la justice de rouvrir le procès suite aux déclarations de l'ex-procureure du parquet national financier (PNF), Eliane Houlette, qui a affirmé la semaine dernière avoir reçu des pressions de sa hiérarchie dans la conduite de cette enquête.

A 66 ans, François Fillon, désormais retraité de la politique, s'est reconverti dans la finance.

Le tribunal est allé au delà des réquisitions en le condamnant à cinq ans d'inéligibilité, trois ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende avec sursis.

Penelope Fillon a été pour sa part reconnue coupable de complicité et de recel de détournement de fonds publics.

Entre 1998 et 2013, la discrète Galloise de 64 ans a perçu au total 613 000 euros nets au titre de contrats connus seulement de quelques proches.

François Fillon s'est évertué à expliquer que le travail de collaborateur est d'autant plus varié lorsque celui-ci est le conjoint, pratique désormais interdite. Pour l'accusation, le tout relève "davantage du rôle social d'un conjoint d'élu" que d'un réel emploi d'assistant parlementaire, lequel est donc "fictif".

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