Défilé militaire à Moscou à la veille d'un référendum constitutionnel

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Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, avait également confirmé le projet de cette rencontre à distance: "une visioconférence de Poutine et du président français est prévue vendredi, ils s'entretiendront en face à face" a-t-il déclaré.

L'évènement qui symbolise aussi la fierté et la puissance retrouvée de la Russie, après 20 ans sous la direction de Vladimir Poutine, s'est tenu juste avant le referendum sur une réforme constitutionnelle, visant notamment à donner à l'actuel chef de l'Etat la possibilité de rester au pouvoir jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans.

Dans ce discours patriotique mais plutôt conciliant, le président russe n'est pas revenu sur ses accusations contre les Occidentaux, qu'il accuse de vouloir minimiser, à des fins politiques, le rôle soviétique dans la défaite du nazisme. Il espère notamment d'aborder avec Vladimir Poutine les questions liées à la coopération, au renforcement de la stabilité européenne, à la résolution des crises internationales et à la cybersécurité.

Les commémorations de la fin de la Seconde guerre mondiale auront cependant été beaucoup moins grandioses que prévu à cause du Covid-19.

La date formelle de la " consultation populaire " est le 1er juillet, mais les autorités ont ouvert les bureaux de vote dès le 25 juin afin d'éviter une trop forte affluence, en raison de la pandémie du nouveau coronavirus. Aucun président ou Premier ministre occidental n'était là, aux côtés de Vladimir Poutine. Masques et gels désinfectant sont mis à disposition des quelque 110 millions d'électeurs répartis sur les 11 fuseaux horaires que compte la Russie, de Petropavlovsk-Kamtchatsk à Kaliningrad.

Pour l'opposant numéro 1 au Kremlin, Alexey Navalny, ce vote relève d'une démarche populiste dont le seul but est de "remettre le compteur des mandats de Poutine à zéro, lui donner droit à une présidence à vie".

Les deux dirigeants se seraient entretenus pendant deux heures et la crise en Libye a occupé une très grande place dans le menu des échanges.

Lui-même rejette cette interprétation, mais a néanmoins jugé dimanche que la réforme était nécessaire car le temps était "au travail, pas à la recherche de successeurs".

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