Coronavirus : l’OMS change d’avis sur la Chloroquine

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Il y a neuf jours, elle les a suspendus après la publication d'une étude dans la revue médicale 'The Lancet'. Mercredi 3 juin, l'institution onusienne a finalement annoncé la reprise des essais cliniques concernant l'hydroxychloroquine. Après analyse des "données disponibles sur la mortalité ", les membres du Comité de sécurité et de suivi ont estimé " qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole", a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine vont pouvoir reprendre. "D'importantes questions scientifiques ont été soulevées concernant l'article de Mehra et al", déclare The Lancet qui alerte ainsi ses lecteurs. Celle-ci s'adressait aux auteurs et aux éditeurs de l'étude statistique concernée face à "de nombreuses inquiétudes relevant de la méthodologie et de l'intégrité des données" sur lesquelles ses conclusions se basent. La porte-parole du gouvernement a annoncé mercredi que le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait demandé en fin de semaine dernière à la rédaction de The Lancet "une relecture des données brutes" de cette étude de plus en plus critiquée. Pour une société détenant autant d'informations d'établissements internationaux, sa présence sur le web serait très réduite et, sur son propre site, un lien pour être mis en contact avec sa direction renverrait au site d'une cryptomonnaie (pas à ce jour). Le professeur Didier Raoult va devoir s'expliquer devant la justice. Cette étude jugeait inefficace le recours à ce médicament, rapporte France 24. La France avait décidé d'abroger les dispositions dérogatoires qui autorisaient jusqu'alors la prescription de ce traitement en milieu hospitalier.

Publiée le 22 mai dans The Lancet, l'étude se fonde sur les données de 96 000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l'état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l'ont pas eu.

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