Lufthansa, en perte, s'attend à une 'lente' reprise de la demande

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Le groupe, qui a enregistré une perte nette de plus de 2 milliards d'euros au cours des trois premiers mois de l'année, a déclaré qu'il dépensait 800 millions d'euros de liquidités par mois et que le remboursement des billets annulés continuerait de peser sur son bilan.

Pour traverser cette crise sans précédent pour l'aviation, Lufthansa a obtenu 9 milliards d'euros d'aide publique et de crédits garantis en Allemagne, moyennant une entrée au capital de l'État qui deviendra le premier actionnaire du groupe, et des concessions à la concurrence, exigées par Bruxelles. Les actionnaires doivent encore l'approuver - une assemblée générale extraordinaire est prévue en ce sens le 25 juin prochain (sous forme virtuelle).

"Lufthansa prévoit de faire baisser les coûts nettement par rapport au niveau d'avant la crise", explique l'entreprise, qui a annoncé début avril réduire sa flotte de 100 avions (sur 763) et fermer sa filiale Germanwings.

De nombreuses compagnies ont annoncé des suppressions d'emplois en raison de la pandémie de Covid-19, dont Air Canada (au moins 19.000 employés), British Airways (12.000, soit 30% des effectifs) ou l'américaine Delta (10.000), et d'autres ont fait faillite. Par ailleurs, Lufthansa "évalue la vente de certaines activités" qui ne font pas partie de son "cœur de métier". La pandémie de coronavirus, qui impacte fortement le secteur du transport aérien depuis mars, a eu raison des résultats de la compagnie aérienne belge.

Le chiffre d'affaires de Brussels Airlines a chuté de 17% à 233 millions d'euros. Pour autant, Lufthansa s'attend à garder au sol 300 de ses avions encore en 2021 et 200 en 2022, signe qu'il anticipe une lente reprise de la demande.

Au pic de la crise, 700 avions étaient cloués au sol tandis que le nombre de passagers s'est effondré de 98% en avril sur un an.

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