Le test de la Covid-19 bientôt obligatoire pour voyager — OACI

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C'est un véritable guide des bonnes pratiques sanitaires qu'a publié lundi l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Les recommandations se veulent un "cadre" visant aussi bien la sécurité des passagers que celle des personnels, dans les aéroports comme à bord des avions.

Il s'agit notamment du respect de la distanciation physique dans les aéroports et même à bord des avions; du port du masque avant, pendant et après le vol; du thermoflashage dès l'arrivée à l'aéroport; de la présentation d'un formulaire de déclaration de santé pour les voyageurs et de la désinfection régulière de l'avion. L'enregistrement en ligne est fortement préconisé, tout comme la présentation de cartes d'embarquement sur téléphone mobile.

Concernant l'accès au terminal, l'OACI préconise une limitation aux voyageurs, à leurs accompagnants pour les personnes handicapées par exemple, et au personnel. Les journaux et magazines ne devraient plus être distribués. Les employés de l'aéroport pourront eux porter des masques, des gants et des visières en plexiglas. Les déplacements dans l'avion doivent être limités et la compagnie devra contenir les files d'attente pour se rendre aux toilettes afin d'éviter la contamination entre passagers.

D'autant qu'elle ne recommande pas pour autant de condamner un siège sur deux, ce que craignait l'industrie, qui y voit une menace à sa rentabilité.

L'organisation demande toutefois que les voyageurs soient aussi éloignés les uns des autres que possible, en fonction du taux d'occupation de l'avion.

Le port du masque sera "obligatoire, tant dans l'aéroport qu'en montant à bord de l'avion " qui sera "désinfecté avec des produits antiviraux", a-t-il ajouté.

Il reste que l'ensemble de recommandations fait l'objet d'un large consensus qui leur donnera "une autorité qui fera référence mondiale, pour la première fois sur ce sujet depuis la crise de la COVID-19", a expliqué à l'AFP le représentant de la France au conseil de l'OACI, Philippe Bertoux. Elles n'auront cependant pas de caractère obligatoire.

Comme l'indiquent plusieurs médias, le document a été rédigé en collaboration avec de nombreuses organisations ou associations comme l'OMS ou l'IATA, qui regroupe 290 compagnies. Les changements imposés au secteur aérien pour lutter contre l'épidémie sont les plus importants depuis les mesures de renforcement de la sécurité décidées suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Les compagnies pourraient perdre plus de 314 milliards de dollars (282 milliards d'euros) en 2020, selon l'agence.

L'OACI estime que la pandémie de coronavirus pourrait réduire de 1,5 milliard le nombre de passagers d'ici la fin de l'année.

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