Donald Trump durcit le ton avec la Chine — Hong-Kong

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La Chine " n'a pas tenu sa parole donnée au monde d'assurer l'autonomie de Hong Kong ", a lancé d'un ton ferme le président américain, sans donner de détails. Plus tôt, le gouvernement de Hong Kong, soutenu par Pékin, a dit aux États-Unis de se tenir à l'écart du débat sur la sécurité nationale et a averti que le retrait du statut spécial du centre financier pourrait se retourner contre l'économie américaine. Elle survient dans un contexte de fortes tensions bilatérales autour du coronavirus, de la situation des musulmans ouïghours dans le nord-ouest de la Chine et du commerce bilatéral. Dans une déclaration au ton ferme, le locataire de la Maison Blanche avait annoncé que les États-Unis suspendaient l'entrée sur leur territoire de ressortissants chinois présentant un " risque " potentiel pour la sécurité du pays.

Donald Trump est prêt à suspendre les mouvements de certains ressortissants chinois sur le territoire américains et place sous surveillance les entreprises chinoises qui travaillent aux cotés de Washington les accusant d'espionnage. "La Chine exhorte les États-Unis à immédiatement remédier à ces erreurs et à abandonner leur mentalité de guerre froide", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière.

Le catalyseur de cette série de mesures américaines semble être la volonté de Pékin d'imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, suite aux manifestations de 2019 dans le territoire. Les partisans du projet de loi affirment que cette dernière protégera l'État chinois contre le terrorisme et l'ingérence étrangère.

"La Chine, qui avait bloqué mercredi une demande américaine de réunion formelle du Conseil de sécurité sur Hong Kong, a jugé à l'issue de la visioconférence vendredi que la démarche occidentale était vaine".

"Un jour, la présidente (démocrate, ndlr) de la Chambre (des Représentants) des États-Unis, Nancy Pelosi, a qualifié les violentes protestations à Hong Kong de 'beau spectacle à voir' (.)".

Au départ pacifiques, elles ont également été marquées par des violences et du vandalisme. Elles ont renforcé un courant pro-indépendance jadis marginal.

Les troubles dans plusieurs villes américaines sont le signe de "la gravité du problème du racisme et de la violence policière aux Etats-Unis", a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian. "Arrêtez la violence contre votre peuple et laissez-le respirer", a-t-il également déclaré en anglais à l'adresse des "fonctionnaires et à la police américains", non sans rappeler un des principaux slogans scandés par les manifestants aux Etats-Unis: "I can't breathe [je ne peux pas respirer]", en référence aux mots prononcés par George Floyd avant sa mort.

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