Syndrome de Kawasaki: le père du garçon décédé témoigne

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Le 8 mai, un garçon de 9 ans est décédé à l'hôpital La Timone de Marseille après avoir été " en contact " avec un coronavirus et avoir présenté des symptômes proches de la maladie de Kawasaki.

Face à ces symptômes, le père de la victime emmène son fils aux urgences pédiatriques. "Auprès de nos confrères de BFMTV, son père a décidé de témoigner".

"Sa mort aurait peut-être pu être évitée s'il était resté à l'hôpital la première fois", lâche-t-il encore sur BFMTV. Il avait une forte fièvre, il ne mangeait pratiquemment pas et vomissait beaucoup. Selon le professeur Fabrice Michel, chef du service de réanimation pédiatrique, le jeune garçon présente alors "un tableau clinique comparable à celui d'une scarlatine". De retour à la maison, sa mère lui a fait couler un bain. Le petit a commencé à se remettre la tête en arrière et ses yeux tournaient. "Il est devenu inconscient", se rappelle son père.

" Je l'ai tenu dans mes bras et je pouvais voir qu'il avait du mal à respirer". Puis son corps s'est relâché, ses bras, ses jambes. Quand je suis arrivé, mon fils commençait à suffoquer. Il est réadmis à l'hôpital le 2 mai et les médecins lui diagnostiquent cette fois la maladie de Kawasaki et confirment qu'il a bel et bien été en contact avec le coronavirus. Les parents appellent alors le Samu et les pompiers et l'enfant est admis au service de réanimation pédiatrique de La Timone.

L'enfant meurt à l'hôpital une semaine après, le 8 mai. "Des hypothèses initiales indiquent que ce syndrome pourrait être lié au Covid-19", a déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en appelant "tous les cliniciens dans le monde à travailler (pour) mieux comprendre ce syndrome chez les enfants ". On découvre alors, grâce à un test sanguin, que l'enfant a été "en contact" avec le coronavirus dans les semaines précédentes, sans en développer les symptômes. Son père explique "Le médecin m'a expliqué que le décès était dû à une période où son cerveau n'a pas été oxygéné". Si le petit garçon était resté à l'hôpital, il ne serait pas décédé, selon le papa.

Le père est aujourd'hui persuadé qu'une prise en charge plus rapide de la maladie de Kawasaki aurait pu sauver son fils.

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