Nicolas Maduro inculpé pour "narco-terrorisme" aux Etats-Unis — Venezuela

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"Offrir des récompenses, comme le faisaient les cowboys racistes du Far West, montre le désespoir de l'élite suprémaciste de Washington et son obsession envers le Venezuela ", a jugé Jorge Arreaza.

La justice américaine a mis en examen le président vénézuélien Nicolas Maduro pour "narco-terrorisme".

"Le gouvernement de Donald Trump, dans une action outrageusement extrême, vulgaire et misérable, a lancé une série de fausses accusations fallacieuses". Les Etats-Unis ont offert, ce 26 mars, une récompense pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information permettant d'arrêter le président vénézuélien Nicolas Maduro qui vient d'être inculpé pour "narco-terrorisme" par la justice américaine.

"Il y a plusieurs options, mais mon espoir est que le peuple vénézuélien soit bientôt dans une position qui lui permettra de nous les remettre", a-t-il dit. Ils sont accusés d'"avoir participé à une association de malfaiteurs qui implique une organisation terroriste extrêmement violente, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), et à un effort pour inonder les Etats-Unis de cocaïne", a déclaré le ministre lors d'une visioconférence de presse. Sur cette liste figurent le numéro 2 du gouvernement vénézuélien, Diosdado Cabello; le vice-président chargé de l'économie, Tareck El Aissami; le ministre de la défense Vladimir Padrino; le présisent de la Cour Suprême de justice, Maikel Moreno; des militaires à la retraite, Hugo Carvajal, ancien chef du renseignement militaire et Clíver Alcalá Cordones. Selon lui, "ils ont obtenu le soutien du régime de Maduro qui les autorise à utiliser le Venezuela comme base-arrière".

Il a précisé que les Etats-Unis ne reconnaissaient pas Nicolas Maduro comme le président du Venezuela, tout comme ils ne reconnaissaient Manuel Noriega comme président du Panama lorsqu'ils l'ont inculpé en 1989 pour trafic de drogues. Les Etats-Unis, ainsi qu'une soixantaine de pays, soutiennent le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, qu'ils ont reconnu président par intérim.

L'administration Trump accentue la pression sur Nicolas Maduro à coup de sanctions de plus en plus drastiques pour tenter de l'évincer. "L'équation est simple: Maduro égal narcotrafic, Maduro égal crime organisé", a-t-il déclaré.

Nicolas Maduro, de son côté, bénéficie toujours du soutien de la Russie, de la Chine et de Cuba.

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