Masques détruits: un plan pour un stock tournant - Édition digitale de Mons

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Pour ne pas devoir détruire à nouveau des stocks et les reconstituer, la ministre de la Santé, Maggie De Block, a préféré le principe d'un stock tournant dont une partie serait régulièrement mise sur le marché de manière à éviter la péremption du matériel, expliquait lundi son cabinet.

Le gouvernement belge a fait détruire il y a un an un stock de plusieurs millions de masques de protection sans procéder à leur renouvellement, selon l'hebdomadaire Le Vif.

Les masques, acquis à l'occasion de l'épidémie de grippe H1N1 en 2009, avaient atteint leur date de péremption, mais par souci d'économie dans le budget des soins de santé, la ministre Maggie De Block a décidé de ne pas renouveler cette réserve, affirme le site.

Le Vif se réfère à une copie du procès-verbal de la réunion du 6 février du Risk Management Group, structure coordonnant les spécialistes de l'administration et des hôpitaux et qui fournit des recommandations au Conseil national de Sécurité présidé par la Première ministre Sophie Wilmès.

Le cabinet De Block donne une autre version des faits, lundi soir. "L'ancien stock stratégique était stocké à la Défense mais pas dans de bonnes conditions. Les masques étaient ainsi devenus inutilisables", indique le cabinet.

Un "plan" a été demandé en ce sens au SPF Santé publique, mais une telle solution globale est plus complexe. "Cela prend donc du temps, il faut passer par des adaptations législatives, contractuelles, etc.", explique un porte-parole de la ministre De Block.

" Acheter des masques sans plan revient à gaspiller l'argent du contribuable ", ajoutait-il.

La Belgique, pays de 11,4 millions d'habitants, a enregistré, le 23 mars, 3 743 cas de nouveau Covid-19 et 88 décès, selon les chiffres officiels relayés par l'AFP.

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