L'épidémie s'étend en Iran, Khamenei refuse l'aide américaine — Coronavirus

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Ce lundi 23 mars, les chiffres étaient les suivants: 127 décès supplémentaires, ce qui porte à 1.812 le bilan officiel des morts de l'épidémie en Iran.

Dans un discours télévisé à la nation, le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ayatollah Ali Khamenei a fait savoir hier dimanche que son pays n'accepterait jamais d'être soutenu par "ces charlatans" de Washington dans cette crise du Covid-19, ajoutant que l'Iran n'écarte pas l'aide internationale en provenance d'autres pays.

L'Iran est l'un des trois pays les plus touchés par le nouveau coronavirus avec l'Italie et la Chine.

"Nous nous méfions des intentions des Américains et ne comptons pas sur ces aides", avait rétorqué Téhéran, qui n'entretient plus de relations diplomatiques avec Washington depuis 40 ans.

Les propositions américaines "de nous aider avec des médicaments et des traitements, à condition qu'on (le leur) demande (sont) étranges", a encore dit le guide, notant que les États-Unis souffraient, "de l'aveu des responsables américains eux-mêmes", d'"une horrible pénurie, dans le domaine du matériel de prévention contre la maladie mais aussi des médicaments". "Mais lorsqu'une telle accusation existe, est-ce qu'un homme sage peut vous faire confiance et accepter votre offre d'aide?", a-t-il ajouté. L'ayatollah Ali Khamenei a qualifié d'"étrange" cette proposition, rappelant les accusations selon lesquelles les Etats-Unis auraient produit ce virus, et suggérant que le pays de Donald Trump pourrait être capable d'introduire en Iran un médicament qui maintiendra le virus et empêchera son éradication.

Pour limiter la propagation du virus, les autorités demandent depuis plusieurs semaines à la population de s'abstenir de tout voyage pendant les deux semaines du congé de Norouz (Nouvel An persan), qui met traditionnellement le pays sur les routes. Pour la première fois dans l'histoire du pays, tout rassemblement religieux est annulé.

"L'installation pourra prendre en charge des patients sévères nécessitant une surveillance et des soins médicaux constants", écrit MSF-France dans un communiqué.

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