Coronavirus : plus de 6000 décès au total en Italie

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"Les chiffres de ces deux derniers jours montrent un ralentissement, mais je suis prudent, je ne veux pas me faire d'illusion", a déclaré mardi Giorgio Gori, le maire de Bergame, vue par les Italiens comme la ville martyre du coronavirus.

Les dernières 24 heures, plus de 4000 nouveaux cas ont été diagnostiqués.

"Les données sont en clair-obscur".

"Ce n'est pas encore le moment de crier victoire, mais nous voyons une lumière au bout du tunnel", a commenté avec Giulio Gallera, responsable de la santé au sein du gouvernement régional de Lombardie, la région italienne la plus touchée avec 28'761 cas et 3776 morts.

Ces chiffres sont "de bon augure" même si ce n'est réellement qu'"à partir de mardi que nous pourrons savoir si le confinement est réussi", soit deux semaines après la mise en oeuvre le 10 mars des mesures nationales de confinement. Ils ont ainsi contribué à la dissémination du virus dans ces zones, par ailleurs moins bien équipées sur le plan sanitaire.

Dans le Trastevere, quartier pittoresque du coeur de Rome, les clients d'une supérette se pliaient de bonne grâce lundi aux consignes de sécurité, respectant des distances entre eux et mettant des gants en plastique distribués à l'entrée.

Les forces de l'ordre ont aussi intensifié les contrôles, notamment des personnes qui voudraient se rendre dans leur résidence secondaire, ce qui est désormais strictement interdit.

Nombre d'entre eux se sont pressés lundi à l'aéroport de La Havane, angoissés à l'idée de ne pas trouver de vol, alors que la plupart sont complets et que certaines compagnies ont commencé à suspendre leurs liaisons, a constaté l'AFP.

Le gouverneur de Lombardie Attilio Fontana (Ligue, extrême droite) a une nouvelle fois qualifié lundi le nouveau décret de "trop laxiste", s'étonnant par exemple que les hôtels et chantiers de construction ne soient pas fermés dans toute l'Italie, contrairement à sa région.

Ce même sondage révèle que 94% des personnes interrogées jugent "positives", voire "très positives", les mesures adoptées par l'exécutif, de la fermeture des écoles à l'arrêt des activités commerciales en passant par la limitation de la circulation des personnes.

Il a aussi confirmé la doctrine de l'Italie dans cette crise consistant à pratiquer les tests seulement sur les personnes présentant des symptômes de la maladie.

En 24 heures, le nombre de cas est passé de 59 138 à 63 928, selon la Protection civile, soit une hausse de 8%.

"Ce n'est donc que dans deux semaines que nous pouvons espérer voir le pays se diriger d'abord vers la stabilisation puis vers une décroissance, mais, je le répète, seulement si les mesures de confinement sont respectées", a-t-il insisté.

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