[Football] Le coronavirus pourrait permettre de grands changements, dit Infantino

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"Nous avons besoin d'une évaluation de l'impact économique global", avance le dirigeant suprême du football.

Face à ce calendrier bousculé, le président de la FIFA ouvre la voie à une réflexion plus profonde: "On peut peut-être réformer le football en faisant un pas en arrière". Avec différents formats. Moins de compétitions mais plus intéressantes. "Le Mondial pour clubs et le Mondial tout court sont l'unique source de revenus pour les fédérations". Le président de la FIFA évoqué la gestion de la crise du coronavirus mais aussi la révolution qu'il entreprend dans le football. Et n'a pas ignoré la conjoncture à venir du ballon rond: "Le football est en danger de récession". Rien ne dit que ce sera en avril ou mai.

"La Fifa croit fermement que la santé et le bien-être de toutes les personnes impliquées dans les activités sportives doivent toujours être la priorité la plus haute", explique l'organisation dans un communiqué transmis à l'AFP. En attendant, le football a été interrompu par la pandémie dans la plupart des grands championnats et Infantino veut d'abord mesurer les dégâts causés par cette crise "qui risque d'être irréversible".

" La santé passe avant tout, (...) Sans paniquer, restons clairs: nous jouerons à nouveau lorsque nous pourrons le faire sans mettre en danger la santé de qui que ce soit", a-t-il ajouté, en félicitant les nombreux acteurs qui veillent à la santé des citoyens du monde. Moins de matches, mais plus compétitifs, pour préserver la santé des joueurs. "Ce n'est pas de la science-fiction, parlons-en" dit-il notamment. "On verra si la nouvelle formule aura sa première édition en 2021, 2022 ou 2023", selon Gianni Infantino. Le juriste italo-suisse, qui a confirmé un don de 10M de dollars de la FIFA à l'OMS, invite enfin les autres instances à "faire des sacrifices" comme "tous": "Les fédérations, les ligues, les clubs, les joueurs".

Qu'on se le dise, Infantino n'a pas du tout l'intention de tirer un trait sur le Mondial des clubs. Il ne faut pas oublier une chose: il n'y a que nous qui faisons de la solidarité mondiale. Depuis, tout le monde connaît son nom et ses idées saugrenues.

Le football risque d'être fortement touché économiquement par la suspension des compétitions.

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