Le docteur Didier Raoult quitte le conseil scientifique — Coronavirus

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Le docteur Didier Raoult, par ailleurs patron de l'Insitut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection a annoncé que c'en était fini entre lui et le gouvernement: " Je ne participe plus au Conseil scientifique réuni autour d'Emmanuel Macron ".

Que sait-on de ses effets sur le coronavirus?

Plusieurs élus font monter la pression pour généraliser rapidement l'utilisation de la chloroquine. Mais cela ne dissuade pas les gouvernements de plusieurs pays de l'adopter comme traitement contre le Covid-19.

En se basant sur les travaux de ce professeur, le président américain, Donald Trump, a donné son feu vert pour l'utilisation de cet antiviral que les laboratoires pharmaceutiques partout dans le monde sont en train de produire en grande quantité.

Atypique et anticonformiste, il défend bec et ongles la chloroquine comme traitement, dans la presse et dans des vidéos très partagées sur internet.

Outre une série d'essais menés en Chine (chloroquine seule ou associée à d'autres molécules), les équipes du Pr Raoult testent la chloroquine sur des patients à l'IHU, des essais positifs selon l'équipe, qui a publié des résultats portant sur une vingtaine de patients.

Cité dans le monde entier, il explique: "Associé à la prise d'antibiotiques ciblés contre la pneumonie bactérienne (l'azythromycine), le traitement [à l'hydroxychloroquine] a totalement guéri les sujets dans la semaine, alors que 90 % des malades qui n'ont pas pris le traitement sont toujours positifs ".

D'un côté, ceux qui appellent à la prudence et à attendre de vastes essais cliniques menés selon la stricte orthodoxie scientifique pour valider ou non le traitement par chloroquine; de l'autre, ceux qui veulent accélérer le processus et l'administrer très largement au nom de l'urgence sanitaire.

"Malgré la petite taille de l'échantillon, notre étude montre que le traitement à l'hydroxychloroquine est associée, de façon significative à une diminution/disparition de la charge virale (.) et ses effets sont renforcés par l'azithromycine", selon l'étude cosignée par le Pr Raoult.

L'AP-HPO, écrit-elle dans un communiqué signé notamment de son directeur général Martin Hirsch, "s'est déjà engagée dans plusieurs études, certaines utilisant l'hydroxy-chloroquine et la comparant à d'autres traitements": "pour être utiles, ces études doivent avoir des critères d'inclusion précis, correspondant aux différentes situations cliniques qui peuvent ou doivent être étudiées s'agissant de patients hospitalisés, de patients suivis en ambulatoires, de populations spécifiques".

De son côté, l'AP-HP (hôpitaux publics parisiens) a constaté une forte demande en hydroxychloroquine des pharmacies d'hôpital depuis le 20 mars 2020.

L'OMS pointe notamment le caractère réduit du nombre de patients et le fait qu'elle soit "non randomisée", c'est-à-dire que les groupes de patients (ceux qui reçoivent le traitement et ceux qui ne le reçoivent pas) n'aient pas été définis par tirage au sort.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a livré, ce 23 mars, les décisions du Haut conseil de santé publique concernant l'utilisation de l'hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19.

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