Coronavirus : début d'un essai clinique européen pour quatre traitements

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Un essai clinique européen a été lancé dimanche dans au moins sept pays d'Europe pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, qui va inclure en tout 3200 patients, a annoncé dimanche le ministère de la Santé français.

Baptisé Discovery, cet essai inclut notamment la chloroquine, un traitement contre le paludisme qui a obtenu des résultats prometteurs lors d'une étude menée sur un nombre réduit de patients à Marseille mais qui suscite le débat au sein de la communauté médicale.

"Ce traitement s'il devait être efficace, nous le proposerions aux Français sans aucun délai", a déclaré le ministre sur LCI, ajoutant que plusieurs patients traités dans des hôpitaux français étaient en train de l'expérimenter. Les cinq établissements français qui participent au projet sont ceux de Paris (hôpital Bichart-AP-HP), Lille, Nantes, Strasbourg et Lyon.

Les quatre traitements à grande échelle seront les molécules suivantes: remdesivir; le lopinavir en association avec le ritonavir, ce dernier traitement est associé ou non à l'interféron bêta; et l'hypoxychloroquine, selon un communiqué de l'Inserm, l'organisme qui supervise la rééducation médicale en France.

"Ce qui compte aujourd'hui, (.) c'est qu'on produise tous, tous ensemble, des connaissances scientifiques en urgence dans des bonnes conditions pour que très rapidement les solutions apparaissent, qu'elles soient négatives ou positives", selon le Pr Salomon. Rapidement, d'autres hôpitaux seront impliqués, leur sollicitation suivra la réalité épidémiologique de la pandémie, avec une priorisation à l'ouverture de l'essai dans des hôpitaux sous forte pression. "Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades", a expliqué Florence Ader. Le recrutement démarre aujourd'hui.

Un autre essai clinique international sera lancé "sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), baptisé "Solidarity", indique encore l'Inserm". Enfin, l'analyse de l'efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l'inclusion de chaque patient.

Il s'agit d'un essai ouvert, c'est-à-dire que l'attribution des modalités de traitement se fera de façon randomisée, c'est-à-dire aléatoire, mais les médecins, comme leurs patients, sauront quel traitement est utilisé.

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