Les maires misent sur le couvre-feu comme ultime bouclier — Coronavirus

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Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine, le Professeur Didier Raoult défend l'usage de l'anti-paludique chloroquine contre le coronavirus, nourrissant des réserves chez de nombreux autres spécialistes, qui estiment notamment que les essais menés auprès de 24 patients ne répondent pas à tous les critères nécessaires. "Qu'est ce que l'on a d'autre à proposer?", s'interroge la députée.

Cette décision, qui doit prendre effet à partir de 20h ce vendredi, a été prise pour accroître encore la politique de confinement mise en oeuvre contre l'épidémie de coronavirus, annonce le maire LR de la ville, Christian Estrosi, dans une interview publiée par le Journal du dimanche.

"La chloroquine, pourquoi ne l'utilise-t-on pas?", s'est aussi interrogé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, dimanche sur France Inter. L'élu de Vendée a plaidé pour "qu'on n'attende pas ce que les milieux académiques peuvent attendre, c'est-à-dire des règles standards, académiques, de la recherche de risques".

"Peut-être faut-il simplement le prescrire en milieu hospitalier (.) De toute façon qu'est-ce qu'on risque?"

Samedi 21 mars, le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué avoir demandé à ce que l'étude du professeur Raoult "puisse être reproduite à plus large échelle dans d'autres centres hospitaliers, par d'autres équipes indépendants". "Mais aujourd'hui je n'ai aucune donnée suffisamment validée scientifiquement, médicalement, pour tendre à une recommandation", a ajouté Olivier Véran, qui espère des résultats d'ici 15 jours.

Le traitement à la chloroquine, "nous n'hésitons pas à le mettre en place mais nous suivons un protocole scientifique", a insisté dimanche sur LCI la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, en soulignant que des expérimentations se poursuivaient "à Lille et à Paris".

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