Recherche active de centaines de croisiéristes débarqués au Cambodge — Coronavirus

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Après avoir été refusés par plusieurs pays asiatiques par peur du coronavirus, les 1.455 passagers du paquebot avaient été autorisés à accoster jeudi dans le port de Sihanoukville au sud du Cambodge, une décision saluée par Donald Trump alors que de nombreux ressortissants américains se trouvaient à bord.

Le millier de touristes qui voyageaient avec le Westerdam avaient embarqué le 1er février à Hong Kong, où près de 50 personnes infectées par le coronavirus ont été recensées.

En réalité, seule une vingtaine de passagers qui se disaient souffrants avaient été testés, les autres s'étant vu seulement prélever leur température.

Le président de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus a adressé ses félicitations aux autorités cambodgiennes pour avoir permis au MS Westerdam d'accoster.

À bord du navire, il reste encore 233 passagers et 747 membres d'équipage, qui resteront tous confinés sur le paquebot jusqu'aux résultats des tests qui doivent être pratiqués.

Quant à la touriste américaine testée positive, elle est actuellement sous observation en Malaisie.

Environ 700 touristes qui avaient débarqué la semaine dernière et gagné Phnom Penh dans la foulée ont également été testés négatifs. Mais des interrogations demeurent sur les quelque 400 passagers qui, comme la patiente américaine infectée, ont déjà quitté le Cambodge pour regagner leur domicile.

Des observateurs craignent une propagation de l'épidémie, accusant les autorités cambodgiennes d'avoir agi de manière précipitée sans respecter les consignes de prudence.

La compagnie de croisière a précisé qu'aucun des autres 1 454 passagers et 802 membres d'équipage n'avait déclaré de symptômes. Plus de 621 cas de coronavirus ont été détectés à ce jour chez des passagers du Diamond Princess, en quarantaine à Yokohama dans la banlieue de Tokyo.

Cet épisode, qui renforce les craintes de propagation du virus à l'international, pourrait remettre en question les modalités de suivi et de quarantaine des personnes susceptibles d'avoir été exposées à ce virus, puisque cette femme de 83 ans avait passé la période présumée d'incubation de 14 jours. En débarquant, la majorité des croisiéristes n'avaient subi qu'un examen médical succinct, et avaient pu ensuite se rendre facilement sur toutes les plages du secteur.

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