Coronavirus : Déjà 1380 morts en Chine, dont 6 personnels soignants

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Ce vendredi, le premier cas sur le continent africain a été annoncé par le ministère égyptien de la Santé. Ce patient, dont la nationalité n'a pas été précisée, ne présentant aucun "symptôme" a été transféré à l'hôpital et placé en quarantaine pour être soigné, ont indiqué les autorités égyptiennes.

Ce bond est dû à une définition élargie des cas d'infection, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Les autorités ont révélé que six membres du personnel soignant étaient décédés, soulignant les risques qu'ils encourent dans des hôpitaux débordés.

Cette annonce survient une semaine après la mort, due au virus, d'un médecin qui avait tenté d'alerter les autorités mais avait été réprimandé par la police.

Le décès, vendredi dernier, de Li Wenliang, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'émergence de l'épidémie, a provoqué une véritable tempête politique en Chine, ayant conduit à la révocation des plus hauts responsables de Wuhan et de la province de Hubei, accusés de ne pas avoir réagi à temps.

"Il a reçu un traitement ciblant directement le virus, raconte le Dr Denis Malvy du CHU de Bordeaux, un médicament anti-viral qui s'administre par voie intraveineuse et qui est actuellement le candidat le mieux positionné pour être évalué en terme d'efficacité sur le terrain épidémique en Chine dans le cadre d'un essai thérapeutique comparatif".

Près de 1 400 morts, et 64 000 cas confirmés en Chine Continentale. Pour l'heure, seuls le Japon, Hongkong et les Philippines ont rapporté un décès chacun. L'épidémie a révélé des "lacunes et insuffisances", a-t-il concédé, appelant à améliorer le système de santé national, des propos tenus lors d'une réunion du Parti communiste chinois (PCC). Et un représentant de la Maison Blanche a critiqué les mesures prises par Pékin pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

"Nous sommes un peu déçus du manque de transparence de la part des Chinois", s'est désolé devant la presse Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président Donald Trump.

En réaction, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a souligné vendredi que Pékin faisait preuve de "transparence" depuis le début de l'épidémie.

"La Chine a toujours considéré une coopération avec les États-Unis de manière positive et ouverte", a-t-il indiqué, ajoutant que les services de santé des deux pays maintenaient depuis le début de la crise sanitaire une communication étroite et échangeaient "sans attendre" leurs informations.

L'OMS a pris vendredi la défense de Pékin, affirmant que le gouvernement chinois "coopère avec nous, invite des experts internationaux, a partagé des séquences (du virus), continue à oeuvrer avec le monde extérieur".

Des doublons dans les statistiques La Commission nationale de la santé annonce 121 nouveaux décès de personnes atteintes de pneumonie virale Covid-19 durant les dernières 24 heures.

Jusqu'à présent, un test de dépistage était indispensable pour déclarer un cas "confirmé". Dorénavant, les patients "diagnostiqués cliniquement ", notamment avec une simple radio pulmonaire, seront aussi comptabilisés.

" Au 11 février à 24h00, 1.716 cas confirmés avaient été signalés dans le pays parmi le personnel médical", a déploré le vice-directeur de la Commission nationale de la santé, Zeng Yixin, précisant que " parmi eux, six personnes sont malheureusement mortes ". Les autorités sanitaires du Hubei avaient annoncé jeudi un élargissement de leur définition des personnes contaminées par le nouveau coronavirus.

Les deux chefs du PCC pour le Hubei et Wuhan, fustigés par l'opinion publique pour leur gestion de la crise, ont été limogés jeudi.

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